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Radio Kalima
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Que sais-tu d'un enfant qui...
A Ben Ali, père de Zine Ben Ali junior
Que sais-tu de l’angoisse d’un enfant qui chaque matin se demande quel chemin prendre pour aller à l’école parce que la route qui y mène est parsemée par tes hommes ?
Que sais-tu d’un enfant qui rêve d’avoir des ailes d’aigles pour pouvoir voler ou des pattes de marmottes pour creuser un souterrain, juste pour aller à l’école sans avoir à croiser la horde de policiers qui stationnent en face de chez lui...
Peux-tu imaginer un seul instant un enfant qui court, court, et court encore ...comme Forest Gump, regardant à droite et à gauche pour s’assurer que tes hommes ne sont pas à ses trousses...un enfant qui ne peut plus se permettre d’acheter, son kinder buono, sa friandise favorite, de peur de se retrouver nez à nez avec tes hommes ...
Tes hommes, monsieur le Président, plutôt tes motards ont ce jour là, tout phare allumé suivi mon enfant jusqu’à la porte de son école. N’est-ce pas terrifiant! Mes enfants ont appris à reconnaître tes hommes, même de loin par leurs airs menaçants, leurs bras longs, leur posture agressive et surtout leurs costumes italiens contrefaçon tout comme un enfant irakien reconnaîtrait un soldat américain.
Quelle frayeur ont du vivre mes enfants, lorsqu’un dimanche soir, un de tes hommes se présentant comme étant le commissaire de police d’El Manar, frappe à ma porte, puis parce que j’ai refusé de lui ouvrir, m’insulte de tous les bas noms et blasphème.
Quelle horreur ! Mon fils, ma fille qu’avez-vous senti ce soir-là ? Laissez-moi vous serrer encore bien fort dans mes bras pour oublier cet instant. C’est terrorisant. N’est-ce pas ? C’est criminel, n’est-ce pas ?
Peux –tu avoir une idée un seul instant de la souffrance d’un enfant qui décompte les jours avant le jour « j » pour voir son père libéré et que maintenant il n’a plus de repère. Il ne voit pas la fin de l’emprisonnement de cet être si cher à lui, son unique compagnon. Plus d’espoir... que la souffrance au quotidien.
Que sais-tu d’un enfant qui assiste de ses propres yeux à une scène où son père est agressé par une femme, laquelle porte ensuite une plainte et se fait passer pour victime?
Cet enfant revoit chaque nuit le visage froid et cruel de cette femme qui a incarné la mauvaise mise en scène montée dans les bureaux de la MOUKHABARAT ( NDLR/ la police secrète ). .. Cet enfant, n’en croyant pas ses yeux, relit chaque matin ce faux témoignage... se réveille chaque nuit criant « elle ment, elle ment, ya rabbii ... ! ».
Il n’y a plus de règles, plus de lois, plus d’institution, plus de justice ...Il n’y a plus que le mensonge qui prévaut, doit-elle se répéter chaque jour. C’est cauchemardesque, non ! Et tous les cours d’éducation civique si bien appris en classe, de droits humains, de l’enfant et de la famille, étalés dans la presse au quotidien s’envolent en chiffon.
Que sais-tu d’un enfant qui voit sa mère pleurer chaque soir parce que la visite à leur père lui a été interdite, parce que les nouvelles de la prison sont mauvaises, parce que si Taoufik restait encore plus longtemps, il s’éteindrait sûrement.
N’est-ce pas criminel Mes enfants n’ont pas vécu leur enfance. Ils n’ont connu que la terreur et l’effroi.
Offrirais-tu ce quotidien à ton cher fils Zine El Abidine ? Je ne le lui souhaite point, tout comme je ne le souhaiterai à aucun enfant sur terre. Mes enfants ont vécu l’histoire de l’ogre au quotidien.
Tes enfants ont vécu les contes de fée et de Cendrillon.
Tu as construit des châteaux en Espagne pour les tiens.
Pour les miens, tu as réservé une route d’épines et d’orties. N’est-ce pas injuste ?
Ben Ali, au nom de Zine El Abidine junior, lâche mon Ben Brik et laisse mes enfants vivre une vie loin de tes hommes, loin de la persécution, loin du harcèlement, loin de la terreur au quotidien.
Que sais-tu de l’angoisse d’un enfant qui chaque matin se demande quel chemin prendre pour aller à l’école parce que la route qui y mène est parsemée par tes hommes ?Que sais-tu d’un enfant qui rêve d’avoir des ailes d’aigles pour pouvoir voler ou des pattes de marmottes pour creuser un souterrain, juste pour aller à l’école sans avoir à croiser la horde de policiers qui stationnent en face de chez lui...
Peux-tu imaginer un seul instant un enfant qui court, court, et court encore ...comme Forest Gump, regardant à droite et à gauche pour s’assurer que tes hommes ne sont pas à ses trousses...un enfant qui ne peut plus se permettre d’acheter, son kinder buono, sa friandise favorite, de peur de se retrouver nez à nez avec tes hommes ...
Tes hommes, monsieur le Président, plutôt tes motards ont ce jour là, tout phare allumé suivi mon enfant jusqu’à la porte de son école. N’est-ce pas terrifiant! Mes enfants ont appris à reconnaître tes hommes, même de loin par leurs airs menaçants, leurs bras longs, leur posture agressive et surtout leurs costumes italiens contrefaçon tout comme un enfant irakien reconnaîtrait un soldat américain.
Quelle frayeur ont du vivre mes enfants, lorsqu’un dimanche soir, un de tes hommes se présentant comme étant le commissaire de police d’El Manar, frappe à ma porte, puis parce que j’ai refusé de lui ouvrir, m’insulte de tous les bas noms et blasphème.
Quelle horreur ! Mon fils, ma fille qu’avez-vous senti ce soir-là ? Laissez-moi vous serrer encore bien fort dans mes bras pour oublier cet instant. C’est terrorisant. N’est-ce pas ? C’est criminel, n’est-ce pas ?
Peux –tu avoir une idée un seul instant de la souffrance d’un enfant qui décompte les jours avant le jour « j » pour voir son père libéré et que maintenant il n’a plus de repère. Il ne voit pas la fin de l’emprisonnement de cet être si cher à lui, son unique compagnon. Plus d’espoir... que la souffrance au quotidien.
Que sais-tu d’un enfant qui assiste de ses propres yeux à une scène où son père est agressé par une femme, laquelle porte ensuite une plainte et se fait passer pour victime?
Cet enfant revoit chaque nuit le visage froid et cruel de cette femme qui a incarné la mauvaise mise en scène montée dans les bureaux de la MOUKHABARAT ( NDLR/ la police secrète ). .. Cet enfant, n’en croyant pas ses yeux, relit chaque matin ce faux témoignage... se réveille chaque nuit criant « elle ment, elle ment, ya rabbii ... ! ».
Il n’y a plus de règles, plus de lois, plus d’institution, plus de justice ...Il n’y a plus que le mensonge qui prévaut, doit-elle se répéter chaque jour. C’est cauchemardesque, non ! Et tous les cours d’éducation civique si bien appris en classe, de droits humains, de l’enfant et de la famille, étalés dans la presse au quotidien s’envolent en chiffon.
Que sais-tu d’un enfant qui voit sa mère pleurer chaque soir parce que la visite à leur père lui a été interdite, parce que les nouvelles de la prison sont mauvaises, parce que si Taoufik restait encore plus longtemps, il s’éteindrait sûrement.
N’est-ce pas criminel Mes enfants n’ont pas vécu leur enfance. Ils n’ont connu que la terreur et l’effroi.
Offrirais-tu ce quotidien à ton cher fils Zine El Abidine ? Je ne le lui souhaite point, tout comme je ne le souhaiterai à aucun enfant sur terre. Mes enfants ont vécu l’histoire de l’ogre au quotidien.
Tes enfants ont vécu les contes de fée et de Cendrillon.
Tu as construit des châteaux en Espagne pour les tiens.
Pour les miens, tu as réservé une route d’épines et d’orties. N’est-ce pas injuste ?
Ben Ali, au nom de Zine El Abidine junior, lâche mon Ben Brik et laisse mes enfants vivre une vie loin de tes hommes, loin de la persécution, loin du harcèlement, loin de la terreur au quotidien.
Que sais-tu d'un enfant qui...
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Amirouche * a écrit le 16.12.2009 00:49
C'est très touchant. Ben Ali s'il avait un cœur , il se serait effondré en larme en lisant cette lettre, mais dommage, il n'en a pas un. Les six mois de prison vont passer , forcement vont passer, et Ben brik survivra à cette vicissitude. mais Ben ali ne pourra jamais effacé ça de son honteux palmarès. honte à lui et à ses chambellans.







