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La régente de Carthage : Un portrait assassin de Leila Trabelsi

Proposé par Taïeb Moalla le Dimanche 04 octobre 2009
Dans un livre paru le 1er octobre, les journalistes Nicolas Beau et Catherine Graciet dressent un portrait assassin de la « régente de Carthage », Leila Trabelsi, laquelle, avancent les auteurs, se positionne pour l’après Ben Ali.Il y a quelques jours, la « présidente » s’est elle-même chargée de la promotion de ce court et peu flatteur portrait de 180 pages.
Invoquant « des passages diffamatoires et d’autres injurieux », la première dame s’est adressée – en vain - à la justice française.....pour en interdire la publication et retirer les exemplaires déjà en circulatio.

Pourtant, l’ouvrage n’est pas tout à fait une biographie non autorisée de Leila Trabelsi, 52 ans.Il s’agit plutôt, pour Beau et Graciet, de dresser un état des lieux de la dérive mafieuse de clans qui s’agitent sur fond de rumeurs persistantes de vacillement de la santé présidentielle.

Mettre la lumière sur Leila devient ainsi un prétexte tout trouvé (et probablement vendeur) pour parler des familles, dont les Trabelsi et les Materi, qui agissent en maîtres absolus d’un pays qu’ils pillent allégrement.

Une cohabitation à la tunisienne Le livre décrit avec minutie les contours d’une « cohabitation » à la sauce tunisienne laissant à Ben Ali les clés de l’appareil sécuritaire, des grands dossiers diplomatiques et des arbitrages ultimes et accordant aux Trabelsi le mainmise sur tout le reste.

Le bouquin contient peu de révélations. Après tout, les frasques réelles, exagérées ou inventées des Trabelsi sont sur toutes les lèvres, en Tunisie. Mais c’est leur regroupement dans un livre bien construit qui indispose un régime peu habitué à des critiques aussi acerbes.

Deux constats contenus dans le bouquin peuvent légitimement inquiéter le pouvoir.

D’abord, plusieurs indices laissent croire que la bourgeoisie tunisienne (jusque-là complice, lâche ou profiteuse) ne se laissera pas imposer un suppôt des Trabelsi (les noms de Hédi Jilani et du gendre « bigot » Sakhr Materi circulent avec insistance) comme successeur à Ben Ali.

Encore plus alarmant pour la voyoucratie tunisienne, les auteurs rappellent que Washington commence à hausser le ton envers ce régime qui se spécialise dans la désinformation.

À trois semaines d’un scrutin présidentiel et législatif dont les résultats sont d’ores et déjà connus, ce livre va donner des raisons supplémentaires de déprime aux démocrates.

Beau et Graciet suggèrent que les Tunisiens pourraient bien finir par regretter l’ère musclée de Ben Ali devant la dérive mafieuse de ses probables successeurs.

« La Tunisie ne mérite pas cela ! », concluent-ils leur ouvrage.On ne saurait mieux dire…

La régente de Carthage. Main basse sur la Tunisie. Nicolas Beau et Catherine Graciet. La Découverte, 2009, 180 pages.


Taïeb Moalla

Journaliste

Québec

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  • La régente de Carthage : Un portrait assassin de Leila Trabelsi

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    1. borian7orr *  a écrit le 10.01.2010 18:02
      Je vais peut être aller à contre courant, de ce que pensent de ce bouquin la plupart pour ne pas dire la totalité des concitoyens qui l'ont lu.
      <div>Plus précisément je ne vais pas avoir un avis contraire, ce serait vraiment avoir une logique à part, une logique qui ne pourrait avoir aucun rapport avec la réalité, je confirme donc, qu'on est gouverné par une bande de truands, une MAFIA qui ne peut avoir que ce nom pour la désigner...Et je ne vais pas revenir sur les détails qui sont à même d'étayer mes propos, d'autres frères ont déployé une littérature des plus riches et des plus expressives dans le genre.
      </div>
      <div>Toutefois, une petite question me taraudait depuis toujours et c'est celle-ci: est-ce qu'on a pas les gouverneurs qu'on mérite? est-ce que tout ce qui nous arrive n'est pas de notre fait?
      </div>
      <div>Si on exceptait quelques éminences qui sont seuls dignes de prétendre être à la hauteur du titre d'HOMME ou de FEMME qui ne se laisseraient pas conter, et qui sont par conséquent les seuls qui peuvent éveiller notre conscience politique, à savoir entre autres, madame BENSEDRINE que j'ai connue aussi éveillée et aussi sinon plus militante à Toulouse où elle arborait si fièrement les opuscules de perspectives tunisiennes au marché de Saint Cernin,au prix d'un franc de l'époque;)), Oumzied, louisa, messieurs Mestiri, Ben brik, si Marzouki, 7amma 7ammami, et peut être tout au plus une grosse poignée, donc si on exceptait ces personnes et quelques autres que je n'ai pas su nommer faute d'espace,le reste constitue au mieux des gens indifférends qui profitent du peu d'espace vital qui leur est concédé, pour étaler leur talent d'opportunistes, quitte à jouer du coude, voire monter ou écraser pour arriver à un hypothétique objectif; ....au pire ceux qui simulent l'opposition pour s'adonner à un véritable massacre de véritables contestataires..Et je commence par moi même, qui ai du mal à me regarder en face devant mon miroir depuis que j'ai vu cet été quand arrêté avec mes enfants au port de la Goulette, j'ai assisté impuissant ux virées verbales des flics qui ont tabassé sous mes yeux et ceux de qques honorables méthodiquement et sans parcimonie, un concitoyens qui a commis le crime de débarquer d'italie avec un look peu conventionnel.... Et les provocations sous formes d'escalade verbale dont l'intensité n'a laissé rien à désirer au large répertoire des gros mots utilisés par les voyous les plus patentés de Tunis et de Navarre. 
      </div>
      <div>Fort de ces constatations désolantes, je ne peux que comprendre les agissements de cette bande d'escrocs qui nous dirigent, d'autant plus qu'a chaque sortie du chef de bande les vivas les applaudissements ne tarissent pas .....
      </div>
      <div>Mais ce qui me fait le plus peur, c'est que cette bande partie, je ne suis pas sûr que celle qui va la remplacer fasse mieux, ils se débrouilleront pour trouver des applaudisseurs...Les tunisiens sont des maso consentants
      </div>
      <div>
      </div>
    2. toukabri *  a écrit le 02.11.2009 10:44
      ce livre dévoile la bassesse et le banditisme du clan qui dirige notre pays. La démocratie on peut passer outre par contre mettre la main sur les richesses du pays illegalement ah ca c´est NON.
    3. TOUNSI *  a écrit le 29.10.2009 01:06
      J'ai lu ce livre que j'ai trouvé facilement à la FNAC (pour l'exposition, on ne pouvait pas le louper)

      Je m'attendais à de petites magouilles que les tunisiens se racontent mais il s'agit de politique vicieuse de grande échelle qui a pour objectif de garder le pouvoir et de se protéger après la fin du régime de Ben Ali.

      Très bien ce livre, il est interdit en Tunisie , mais, il va être importé par des touristes !!!
    4. libre tunisie *  a écrit le 05.10.2009 15:25
      Un régime voyou où les prostituées commandent.
    5. kaby *  a écrit le 05.10.2009 15:10
      C'est le cas de presque de tous les président des pays arabes (c'est le cas de toutes les dictatures en général), leurs femmes font la lois et pire des fois c'est leurs prostituées qui  dictent la loi et qui font et défont les carrières . heureusement que notre Bouteflika n'a pas de femme et n'a probablement pas de prostituées pars q......