Le matin du 2 février à 11 heures un dispositif de plus de 200 policiers en civil a quadrillé l'Université libre de Tunis à l'avenue Kheireddine Pacha, dirigée par Mohamed Bousairi Bouebdelli. Ce dispositif a été déployé en vue d'empêcher une réunion à l'Université libre de Tunis, entre la direction et les parents d'étudiants pour discuter de la mesure arbitraire du retrait de l'agrément et de l'avenir des étudiants.Le directeur lui même n'a pas été autorisé à pénétrer dans ses propres locaux. Aucune justification n'a été fournie à monsieur bouebdelli par les policiers qui ont invoqué encore une fois des "instructions".
Rappelons qu'une commission consultative relevant du ministère de l’Enseignement supérieur a décidé lundi 25 janvier d’interdire l’exercice de l’Université libre de Tunis pour les trois ans à venir en lui retirant l'agrément, suite à une mesure exceptionnelle et sans précédent dans l'histoire de la Tunisie.
Le directeur dénonce "une décision arbitraire purement politique qui n’est pas le fruit du hasard mais qui relève « du fait du prince » et qui est la sanction pour la publication d'un ouvrage dans lequel j’ai voulu révéler les dérives du pouvoir en place et le harcèlement dont je continue de faire l’objet depuis la tentative de fermeture en 2004 de l’école Jeanne d’Arc et la fermeture en 2007 du lycée Louis Pasteur gérés par la Fondation Bouebdelli."
L'ULT abrite aujourd'hui 1500 étudiants de diverses nationalités qui se trouvent confrontés à un arrêt brutal de leurs études sans perspectives. Le même jour, un administrateur a été nommé pour diriger l'Université. Il s'agit d'un professeur d'arabe qui avait dirigé l'Institut Bourguiba des Langues (Bourguiba school), Moncef Jazzar.



