L’Etat raconté à mes enfants
A Fahem Boukadous, l’enfant qui ne se lassait pas de raconter Oummi Sissi et Houbek Darbani
Qu’est-ce que l’Etat ? L’Etat cet hydre qui broie les pauvres gens, le second pays et la tribu des Bidouns, le tiers-Etat et les Avatars. L’Etat ce paillard repu qui se repaît de la faiblesse, de la maladie, de l’ignorance et de la laideur de mon peuple mortel.
L’Etat clan des puissants, des riches, des notables, des beaux, des sains, des instruits… Des Aryens, des Saoudiens, des Immortels. L’Etat ou la guerre des vautou(rs) sur les vauriens, les kurdes, les Gazaouis et tous les Sahraouis de Carthage, ce little Tel Aviv maghrébin. Qu’est-ce que l’Etat si ce n’est qu’un poste de police, un tribunal et une prison
Qu’est-ce qu’un poste de police si ce n’est un château fort où grouillent des gardes-chiourmes armés jusqu’aux dents, méchants et qui t’en veulent à mort pour une raison, la raison d’Etat. Ils se nomment tous PERSONNE. Personne comme Rached Foughali, le chef de poste de police d’El Manar II, ce chef en personne qui m’a déshabillé de ma dignité, m’a mis les menottes dans les mains, par derrière et qui de sa bouche m’a fait entendre des mots orduriers : tahan (cocu), miboun (tapette), mkatter min zboub l’cleb (fils de sperme de chiennes)…
- Qui es-tu fils et petit fils de chiens pour évoquer Rabi Ben Ali ? Baisse les yeux, rat d’égout…On a la liste de ceux qui t’ont baisé…Tu oublies d’où tu viens ? De Jerissa, un bled de mineurs et de Zwafras (ouvriers). Tu fais honte à ton oncle Ammar (ancien député et fervent défenseur de Ben Ali)…Tes maîtres Sarkozy, Obama et El Jazira ne te seront d’aucune aide ici…
- Ici, c’est l’au-delà de géhenne. Ici, t’es rien. Je ne suis (pas) personne.
Le cou plus tanné que le cuir d’une crosse de fusil pris dans une cravate rouge pied de pigeon, le buste sanglé dans une superbe chemise en drap blanc-farine, costume noir italien, souliers en cuir de chez un bottier anglais, teint doré comme le blé de juillet, cheveux noirs corbeau, yeux de biche, lèvres charnues à la Sophia Loren, visage rond lunaire, Rached Foughali, le chef du poste de police, ressemble à une femme. Mais laide. Et bête comme un poisson rouge. J’aurai tant aimé le serrer fort dans mes bras (menottés) et faire pénétrer ma langue brulante dans sa bouche rouge bien dessinée pour qu’il sente mon ardeur. Je me suis ressaisi. Que vont-ils penser de lui ? Qu’il est une tantouse ? Mais, on s’enfout, Rached, n’est-ce pas ?! Tant qu’on prend pied.
Au tribunal, à Bab L’bnet, la porte des filles, c’est Bombay. L’Inde surpeuplé. On y entre les yeux bandés et on ressort les yeux sortis de leurs orbites. Sans accusé. Sans procès. Sans verdict. Coupable condamné. Murs noircis, plafond sombre, vitres aveugles, parterre de crasse, lumières blafardes calfeutrées. Policiers en tenues de combat noires, les aigles noirs, avocats en robes noires, juges en redingotes noires. Un film noir. Kafka en noir et blanc, sans couleur. Il fait nuit noir. Deuil noir. L’air pourri, tropical, malade. Ca pue l’immondice, la basse besogne, les coups fourrés, le mauvais gout, la comédie et l’arnaque. Une foule cloaque transpire le cochon, un animal omnivore qui se délecte de ses propres excréments et tragédies. Le grand Bal chez ZABA, ce défilé de tricheurs, de délateurs, de faussaires, de braqueurs, de mendiants, d’entremetteurs et de pauvres cons. – que je suis. Le bordel est plus organisé qu’on le suppose.
Vite. Jugeons les juges. Ces juges sans loi. Ces juges Western. Ces juges qui ont causé la perte et la peine de milliers de gens humiliés et offensés par les peines qu’ils prononcent au kilo, sans osciller. Jugeons Mehrez Hammami, alias Boga (boisson gazeuse locale, de couleur marron, bombée et difforme), ce gros lard, bête et mauvais, comme ces chiens de bergers solitaires et haineux qu’on rencontre si souvent, errants dans la steppe alfatique.
Jeee…Teee…Juuuggeee…Monsieur le Juuuggeee…
Etudiant, Boga appartenait à un groupuscule d’extrême gauche (ou d’extrême droite, que sais-je ? C’est kif kif, non ?!) , El Watad, les Patriotes Démocrates (Fichtre !). Ils avaient pour bible, les dix commandements du cambodgien, Pol Pot le sanguinaire. Une Chakchouka idéologique en guise de directives politiques (marxisme-léninisme, Baâthisme, Habachisme (George Habach), Youssefisme (Salah Ben Youssef). On retrouve les membres de cette confrérie secrète un peu partout, à l’Union Générale des Etudiants Tunisiens, à l’Union Générale des Travailleurs Tunisiens, à la Ligue Tunisienne des Droits de l’Homme, chez les Femmes Démocrates, dans les partis d’oppositions reconnus ou non, au barreau, à la Dakhilia, le ministère de l’Intérieur. Elle a donné au pays d’illustres préfets de police, de gouverneurs, de directeurs d journaux du RCD, le parti au pouvoir, des juges impassibles et corrompus jusqu’à la moelle (mais qui n’est pas corrompu parmi les juges de Ben Ali ?) et des alcooliques en pagaille. Le bruit court que le Grand Censeur du palais de Carthage, celui qui traque chaque image compromettante, chaque son discordant, chaque phrase blasphématoire, serait un ancien leader d’El Watad. Mehrez Boga n’a pas rompu avec les Patriotes Démocrates (P.D). A –t- on idée d’appeler un parti PD ?
Au tribunal, Boga applique à la lettre l’enseignement du grand maître. Pas de pitié pour les avatars. Pol Pot à Tunis. Crime contre l’humanité.
Par où l’Exil et le Royaume. A la prison, le royaume des déchus, des vaincus, pays pour ceux qui n’ont pas de pays. Pour tous les Palestiniens de la Terre. Nikos Kazantzaki dans sa Lettre au Greco se recueille et prie : « pour que nous ne quittions pas la terre comme des esclaves, battus, en pleurs, mais comme des rois qui ont mangé et bu, se sont rassasiés, n’en veulent plus et se lèvent de table. » Mais parfois dieu n’entend pas nos prières. Direction Siliana, chef-lieu de la région déshéritée du far-West tunisien. Ici, à Zama, Hannibal Barca a livré sa dernière bataille, sa derrière défaite. Ici, sur les hauteurs de Makthar, ancienne capitale berbère, se sont retranchés les terribles et farouches cavaliers Ouled Ayar, ces cosaques de l’Atlas, après avoir mis à sac Tunis capitale, en l’an 1864. Ici, le Christ s’est arrêté à Eboli.
Ici, une prison de haute sécurité construite du temps de Ben Ali 1er. Un bagne préhistorique, mélange sordide de la Guyane dans « Papillon », des prisons mexicaines dans « Et Viva Zapata » ou « Il était une fois la révolution » et de cette prison turque dans « Midnight Express ».
Un gourbi jaune sale sur lequel tape le soleil impitoyable de juillet et la « ça caille » de février. Un camp disciplinaire pour prisonniers qui ont commis des forfaits dans d’autres prisons. Idem pour les matons. Un mariage détonant. Un « Voyage au bout de l’enfer » pour les « Sept Salopards ». Le cinéma, seul, peut me traduire.
A Siliana Brik, les prisonniers sont édentés, pauvres et analphabètes. Pour survivre à l’enfer de la captivité, on devient servile, on courbe l’échine et on baisse sa culotte. On fait des cabrioles de singe savant pour plaire à notre dresseur. Pour un morceau de sucre, une aile de poulet, un mégot, on vend dieu et ses prophètes. A Siliana, j’étais Paul Newman dans « Luke la main froide ».
Qu’est ce qu’un prisonnier à Siliana ? Un otage, un prisonnier de guerre ? Nous sommes ces juifs déportés à Auschwitz, délestés jusqu’à leurs identités. Nous sommes ce chacal, au zoo du Belvédère, qui tourne en rond, jour et nuit, en boucle. Qu’est-ce qu’un homme sans sexe, sans argent, sans travail, sans nourriture, sans famille, sans maison, sans amis, sans hobby, sans habits, sans sentiments, sans plaisirs, sans désirs, sans choix, sans responsabilité, sans dignité, sans intimité, sans parole, sans voix, sans chants, sans musique, sans peinture, sans danse, sans théâtre, sans photos, sans bandes dessinées, sans presse, sans lecture, sans écriture, sans stylo, sans papier, sans livre, sans l’ivresse, sans jeu, sans humour, sans bravoure, sans bonté, sans générosité, sans charisme, sans orgueil, sans foi, sans fraternité, sans amour, sans lumière. Pas d’air, pas de pluie, pas d’arbres, pas de fleurs, pas de soleil. Un homme déshabillé de sa liberté. De son pays. Un colonisé. Derrière les barreaux ou devant, la « liste de Schindler » en vrac, encore longue, reste semblable. Dedans c’est le zoo, dehors c’est la réserve réservée aux hyènes.
Dans leurs pires cauchemars, je les entends crier : « je veux une femme », « un repas chaud », « des lacets », « un brin de toilette », « une bicyclette »…s’évader, prendre le large…mais où ? Pas de paquebot marin. Reste en rade. Pas d’issue. La Tunisie, pas la peine.
C’est le règne sans partage des matons. Ils ont un pouvoir au-delà de tout-pouvoir : faire marcher au pas des êtres intelligents qui pensent, souffrent et rient. Les réduire. Seul Dios en est capable. Bouraoui Youssfi, le tout puissant et jeune directeur de la prison demeure un mystère. Glacial, hautin, méprisant, magouilleur, une belle fouine. Que sait-on d’autres de lui ? Où est-ce qu’il a fait ses études ? Comment il a gagné ses trois étoiles de capitaine ? D’où vient-il ? A-t-il une femme, des enfants, une maison ? Que mange-t-il ? A part l’uniforme a-t-il une garde robe ? C’est le black out.
Les mauvaises langues supputent qu’il est probablement un enfant naturel recueilli par S.O.S Gammarth. Pout tout diplôme un Bac-3. Ce qui ne l’a pas empêché d’accéder aux honneurs. Il a été décoré, au palais de Carthage par Ben Ali en personne. Personne en personne.
En revanche, ce dont je suis certain, c’est ce peu que j’ai collecté sur sa putain de course de vie(C.V): fervent supporter de l’EST, l’équipe de foot du gendre de Ben Ali, il carbure à la bière, trafique dans la caisse de l’Economat, et reluque les jeunes femmes quand elles viennent rendre visite à leurs hommes. Il suit à la lettre les directives des Services Spéciaux, les célèbres SS, et mène la vie dure aux détenus dits « précieux » : islamistes, gauchistes, journalistes, poètes…
Je le sais cruel. Le cachot, les chiens-loups, la bastonnade sont ses joujoux de prédilection pour mater les récalcitrants dans la récréation.
Siliana dans le cirage. Rien ne filtre. Bouraoui se démène tant pourquoi et pour qui ? Pour l’Etat. Des hommes d’Etat au service d’un seul, du chef d’Etat. L’Etat, c’est, lui, Be-Naâli en personne. L’Etat, c’est Personne.
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* a écrit le 02.09.2010 15:53
salut tous le monde
chacun fait ce qui veut si ils ont envie de les insulter les trabelsi et ben ali
mëme c'est pas un p^éché c' hallal de les insulter regarde je suis sayem w'Allah
trabelsi, el metri, Mabrouk, Chiboub, ben ali et sa femme: Ine 3anetola alikom 4x4=de 7ayet Béton Letaîf
ORANGE don la prizon a tous
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* a écrit le 30.08.2010 16:44
Bonjour a tous
la pétition pourlatunisie@gmail.com censurée ;7AYET:
4X4 BéTON
BELKOM LA FAMILLE BEN ALI 3ANED/OM CONTACTOËT AVEC L'ELYSë
ON VA TOUS: béTON
COUPURE DE TILIFOUNE
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* a écrit le 23.08.2010 18:52
: L'AVENIR DU CHABAB TOUNSI DOIT PAS ETRE ENTRE LES MAINS DE LA PEGRE DE LA FAMILLE TRABELSI
Au classement 2010 des meilleures universités au monde, réalisé annuellement par l’Université de Shanghai, l’Université de Sousse, la première en Tunisie, arrive à la… 6719e place. Ce classement n’est pas digne d’un pays qui a opté un modèle de développement porté par l’innovation et la technologie.
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* a écrit le 20.08.2010 18:53
Rendez moi un service SVP
Ne dites plus président sur lui vous allez me casser mon Ramadan
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* a écrit le 20.08.2010 18:39
Salut
A Ben Gardene c' redevenu calme mais pas mal d'arrestations
Chehytkom taïba
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* a écrit le 20.08.2010 15:13
IL FAUT VOUS DEPËCHER
POUR SIGNER LA P2TION CONTRE LA PRESIDENCE 0 VIE
PRKOI LUI LE GENERAL IL SET DEPASSE LE500 SIGNATURE EN 7 MINUTE AVEC SES AMIRAUX
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* a écrit le 18.08.2010 18:48
TU TE REDS COMPTE
EN TUNISIE TU PEUX PAS DIRE JE SUIS L'AMI DE: ZOUHAIR MAKHLOUFI OU DE TAOUFIK BEN BRIK
ET ENCORE MOINS DE FAHEM BOUKADDOUS
C'EST TROP GRAVE!!!!!!!!
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* a écrit le 18.08.2010 18:42
<span style="FONT-FAMILY: Arial; FONT-SIZE: 10pt"><span style="COLOR: #800000">Bonsoir </span></span>
<span style="FONT-FAMILY: Arial; FONT-SIZE: 10pt"><span style="COLOR: #800000">On est un jeune couple tunisien on a pas encore d'enfants on est écoeuré des évenements fi ben gardene</span></span>
<span style="FONT-FAMILY: Arial; FONT-SIZE: 10pt"><span style="COLOR: #800000">Assabilonline, Tunisie, reportage spécial</span>
La nuit du 13 août, les affrontements entre les habitants et les forces de police ont repris dans la région de Ben Gardane, frontalière avec la Libye. Il s’agit de protestations contre la fermeture par les autorités tunisiennes du point de passage frontalier de Ras Jdir, qui a vu des échauffourées que les sources d’ Assabilonline décrivent comme violentes, dans quatre régions différentes de la délégation de Ben Gardane.
</span>
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* a écrit le 14.08.2010 15:42
un mariyonite de le prisiden vous ite tossss di fou il va vou cuir 0 souleill du dissert
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* a écrit le 14.08.2010 12:01
bijour
izon fi des marionette sur tv7 il on le droi de fer toute li marionette di mande entiere mi pa calui di Banali i sa feme leîla i coz de tou li mande iva en prazon acuz di sa
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* a écrit le 14.08.2010 10:35
Bonjour à tous,
Ils y a pas qu'eu en personalité qui soutiennet le tyran avc sa famille
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* a écrit le 13.08.2010 16:18
Ils ce disent tous hommes et femmes: artiste, de quel medecin et de quels affaires font-ils parti ?
Habib Boujenah (médecin)
- Chedly Klibi
- Tahar Belkhoja
-Amina Fakhet (artiste)
-Hakim H’mila (homme d’affaires)
- Hamadi Bousbiî (homme d’affaires)
-Hamdi Meddeb (homme d’affaires)
-Hamouda Ben Ammar (homme d’affaires)
-Khedija Mebazaîya
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* a écrit le 12.08.2010 15:34
Bonjour Radio kelima
D'aprés ce que les gens disent: c'est que le roi ben ali car ici les gens l'appellent tous Mr le roi
Serait en vacance pendant la période du Ramadan lui et sa femme la reine
Des vacances sous x nous disent-ils
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* a écrit le 05.08.2010 15:13
ALLAH Lé i KAYMOU éKé BENALI
WATI Sékéte
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* a écrit le 03.08.2010 13:31
<p style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt" class="MsoNormal"><span style="FONT-SIZE: 28pt; LINE-HEIGHT: 115%"><span style="COLOR: #000000"><span style="FONT-FAMILY: Calibri">sa maladi o moins le bruit que ya autour de sa maladi l’ aide a se maintenir au pouvoir si j’ai compri les Tunisien son peut etre touche par ce qui peu<span style="mso-spacerun: yes"> </span>a tous instan décédé il peu tenir encor diz an come sa
</span></span></span>
Tribune
LETTRE OUVERTE A M. BÉJI KAIED ESSEBSI
Votre intervention intempestive sur la scène
publique, à peine un mois après la prise de fonction de l’actuel gouvernement,
est-elle motivée, comme annoncé, ‘’par un appel du devoir pour la sauvegarde du
pays’’?
De quelle menace imminente, voulez vous prémunir
notre pays M. ESSEBSI?
Celle de voir se prolonger le mandat d’une assemblée
constituante au delà de un...Les forêts, martyres de la révolution ?
Depuis un an, se multiplient défrichements sauvages, constructions illégales et incendies criminels. La perte d’autorité de l’Etat pourrait être catastrophique pour l’environnement. Un reportage de Radio Kalima.Sidi Bouzid : « Nous mettrons notre colère de côté, le temps du festival »
La ville qui a vu naître la
révolution s’apprête à célébrer l’anniversaire de cette naissance. Histoire
peut-être d’oublier pendant quatre jours que la région est tout aussi sinistrée
qu’avant…
La nuit vient de tomber dans l’avenue centrale de Sidi
Bouzid. Tout près du bâtiment du Gouvernorat et du Palais de Justice,
hauts-lieux des tout premiers pas de la révolution tunisienne, des dizaines de
jeunes gens se pressent autour de deux engins de chantier...Libéré mais pas encore libre
Un pas, une porte qui s’ouvre, une respiration,
encore un pas. Non, ce n’est pas une seule personne, c’est tout un groupe. La
cadence s’accélère et mon cœur s’emporte avec. J’entends encore le bruit sourd
de mes pulsations qui résonne dans mes oreilles. Mes pupilles se dilatent et
mes poils se hérissent. Je sens la tension qui monte. Mes boyaux se déchirent
et ma gorge se resserre. Signes que mon corps est fin prêt à endurer la
nouvelle salve. Des cris, des pleurs, des hurlements....Calendrier
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