Wikileaks : les dessous de l’expulsion de Tunisie de la veuve de Arafat
De nouveaux câbles diplomatiques américains, mis en ligne par le site Wikileaks, ont été repris et traduits par le quotidien espagnol El Pais ; ils apportent un éclairage nouveau sur l’affaire de la veuve de Arafat, brutalement déchue de sa nationalité tunisienne le 2 août 2007.
Prise en charge par la famille Ben Ali au lendemain de la mort de son époux en novembre 2004, Souha Arafat s’est vue octroyer la nationalité tunisienne le 18 septembre 2006 par décret signé par le président Ben Ali. Elle bénéficiait d’un statut privilégié en Tunisie.
Elle se lance dans les affaires avec Leïla Ben Ali, en engageant un grand projet d’enseignement privé, l’Ecole internationale de Carthage ; elle fonde plusieurs sociétés à Dubaï et investit, également, dans la téléphonie mobile. Mais le vent tourne, brusquement, contre elle durant l’été 2007.
Le 2 août 2007, un décret présidentiel la déchoit, ainsi que sa fille, de la nationalité tunisienne ; Souha Arafat perd son statut de privilégiée, se fait chasser de la Tunisie en laissant quelques 2,5 millions d’euros, investis dans le projet de l’Ecole internationale de Carthage.
Selon le même câble (REF: A. IIR 6 897 0136 07 (NOTALS) B. 06 TUNIS 2570 ) dans une conférence téléphonique qui a eu lieu à la mi-Octobre entre Mme Arafat et l'Ambassadeur Godec, celle-ci a attribué son éviction à l'animosité personnelle de la Première Dame Leila Ben Ali, à la suite d'un différend sur la fermeture forcée de l'École Bouebdelli, qui constitue une concurrence sérieuse pour la nouvelle « Carthage International School », une joint-venture entre les deux premières dames.
L’ambassadeur reconnait qu’il est difficile de connaître toutes les facettes de cette affaire, mais les histoires de corruption qui entourent l'Ecole Internationale de Carthage donnent une crédibilité à cette version.
Pendant ce temps, Mme Arafat n'a pas hésité à partager avec l'ambassadeur une critique cinglante du président Ben Ali et de sa femme.
Tribune
Veut-on escamoter la justice transitionnelle?
Alors
que le gouvernement tunisien s’est engagé à élaborer une Loi sur la Justice
transitionnelle courant 2012, le ministère du même nom en est encore à débuter
les consultations. Quant à son projet de Loi sur la Réparation, il pourrait
bien escamoter le véritable processus de recherche de vérité. Bilan des
avancées réalisées… et des reculs encore à craindre.L’éducation passée au crible de l’ONU
« Bien, mais peut mieux faire », a noté le
rapporteur spécial des Nations-Unies en marge de la copie de l’élève Tunisie.
L’occasion de faire un état des lieux de l’éducation.
« Les libertés académiques ont souffert ces derniers
mois en Tunisie », estime Kishore Singh, le rapporteur spécial de l’ONU
sur le droit à l’éducation, qui a tenu une conférence de presse le 9 mai.
« Au nom d’un certain...HRW pointe les failles de la justice tunisienne face aux crimes graves
L’ONG revient sur le premier procès pour torture du pays, le 12 avril, qui a accouché d’un verdict calamiteux. Elle démontre point par point les réformes nécessaires pour les procès à venir.LETTRE OUVERTE A MONSIEUR LE PREMIER MINISTRE
MONSIEUR HAMADI JEBALI
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