UE - Tunisie - ONGs : L’article 61bis du code pénal fait débat
Le Réseau euro-méditerranéen des droits de l'homme (REMDH) a exhorté, le 14 décembre, l’UE à prendre position publiquement et clairement sur la nécessité, pour la Tunisie, de prendre des mesures immédiates afin d’améliorer ses performances en matière de droits de l’Homme.
Le Président du REMDH, Kamel Jendoubi a rappelé que: “La Tunisie s’est engagée auprès de l’UE à ‘renforcer la démocratie et le pluralisme politique par une extension de la participation à la vie politique et par le respect de tous les droits humains et libertés fondamentales’(1). Aucun de ces engagements n’a été tenu par les autorités tunisiennes, qui enregistrent l’un des plus mauvais scores de la région en ce qui concerne les droits de l’Homme. Pendant ce temps, l’UE reste silencieuse sur ces demandes au gouvernement tunisien. »
L’organisation n’a constaté aucune avancée significative dans les domaines des droits de l’Homme couverts par les accords passés entre l’UE et la Tunisie. « Nous attendons de l’UE qu’elle prenne publiquement position sur les violations flagrantes, par la Tunisie, des accords qu’elle a passés avec l’UE », a déclaré Kamel Jendoubi.
Rappelons que la Tunisie a également gelé les subventions de l’UE destinées aux ONG de défense des droits de l’Homme dans le cadre de l’Initiative européenne pour les Droits de l’Homme et la Démocratie, et amendé le code pénal de telle sorte qu’il criminalise les activités de plaidoyer des ONGs liées aux relations entre l’UE et la Tunisie. Le 15 juin 2010, le Parlement tunisien a adopté un amendement à l’article 61bis du code pénal, autorisant à poursuivre et à emprisonner les défenseurs des droits de l’homme partenaires des organisations internationales et multilatérales, dont l’Union européenne (UE), pour peu qu’ils entreprennent de critiquer les autorités de leur pays.
Il criminalise « toute personne qui entretient, directement ou indirectement, des contacts avec des agents d’un pays étranger ou d’une organisation étrangère dans le but de les encourager à affecter les intérêts vitaux de la Tunisie et sa sécurité économique ».
L’adoption de cette loi intervient dans un contexte d’attaques et de campagnes de calomnies à l’égard des défenseurs des droits de l’homme dans la presse gouvernementale.
Tribune
Veut-on escamoter la justice transitionnelle?
Alors
que le gouvernement tunisien s’est engagé à élaborer une Loi sur la Justice
transitionnelle courant 2012, le ministère du même nom en est encore à débuter
les consultations. Quant à son projet de Loi sur la Réparation, il pourrait
bien escamoter le véritable processus de recherche de vérité. Bilan des
avancées réalisées… et des reculs encore à craindre.L’éducation passée au crible de l’ONU
« Bien, mais peut mieux faire », a noté le
rapporteur spécial des Nations-Unies en marge de la copie de l’élève Tunisie.
L’occasion de faire un état des lieux de l’éducation.
« Les libertés académiques ont souffert ces derniers
mois en Tunisie », estime Kishore Singh, le rapporteur spécial de l’ONU
sur le droit à l’éducation, qui a tenu une conférence de presse le 9 mai.
« Au nom d’un certain...HRW pointe les failles de la justice tunisienne face aux crimes graves
L’ONG revient sur le premier procès pour torture du pays, le 12 avril, qui a accouché d’un verdict calamiteux. Elle démontre point par point les réformes nécessaires pour les procès à venir.LETTRE OUVERTE A MONSIEUR LE PREMIER MINISTRE
MONSIEUR HAMADI JEBALI
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