Tunisie : 13e jour, les protestations se poursuivent
A Sidi Bouzid
La commission administrative de l’union régionale du travail de Sidi Bouzid sous la présidence de Mohamed Saad a tenu, le jeudi 30 décembre, une réunion à l’issue de laquelle une décision de grève générale pour le 12 janvier a été prise à l’unanimité.
Les syndicalistes ont demandé la libération inconditionnelle de tous les manifestants arrêtés par les forces de l’ordre.
Ils ont exigé également l’ouverture d’une enquête sérieuse pour déterminer les responsables d’agression sur les individus et le saccage de leurs biens.
D’autre part, le sit-in des syndicalistes à l’intérieur des locaux de l’union régionale se poursuit depuis le mercredi 29 décembre.
Les syndicalistes revendiquent la levée de siège sur les villes du gouvernorat.
Kalima a appris avec regret le décès du jeune Chawki al Haydari blessé par balles le 19 décembre à Sidi Bouzid.
A la ville de Jelma
Des syndicalistes et un nombre important d’activistes rejoints par une impressionnante foule de citoyens se sont rassemblés devant le siège de l’Union régionale du travail puis ont marché dans les rues de la ville.
Les manifestants ont scandé des slogans pour dénoncer la corruption, demander leur droit aux travail et la levée de l’état de siège qui frappe Sidi Bouzid depuis le début des événements.
La police a dispersé les manifestants à coups de matraques.
A la ville de Monastir
Une dizaine de syndicalistes et militants de la commission régionale se sont rassemblés devant le siège de l’Union régionale pour exprimer leur solidarité avec les habitants de Sidi Bouzid et pousser la commission administrative régionale à prendre une position claire quant aux événements qui secouent le pays.
La police a cerné le siège pour empêcher leur sortie dans les rues de la ville.
A la ville de Mehdia
Toujours devant le siège de l’union régionale, des syndicalistes se sont donné rendez vous pour scander leur colère et exprimer leur solidarité avec les habitants de sidi Bouzid.
A Jerba
La police a empêché les avocats de sortir du palais de la justice. Ces derniers étaient contraints d’improviser leur réunion dans le hall du palais.
Les robes noires ont brandi des slogans pour demander la levée de l’état de siège imposé sur la ville de sidi Bouzid et dénoncer la corruption et la tyrannie.
Le même scenario s’est produit au siège de l’Union régionale du travail où des citoyens venu se joindre au syndicalistes ont été empêché d’y accéder.
La police a utilisé les matraques pour venir à bout de cette action.
Kalima a appris que la syndicaliste Nejah Hamdani, membre du syndicat de l’enseignement secondaire a été grièvement blessé après avoir été agressé à coup de matraques par des policiers ; son fils a été lui aussi roué de coups.
D’autres actions similaires ont eu lieu dans les ville de Makther , Siliana, Jebniana et Sousse.
A l’étranger
Des Tunisiens résidant à l’étranger ont organisé, le 30 décembre, plusieurs sit-in devant les consulats et ambassades de Tunisie pour exprimer leur solidarité avec les habitants de Sidi Bouzid et pour demander le droit des jeunes au travail et exiger la répartition équitable des projets de développement.
Des sit-in ont eu lieu notamment à Paris, Munich, et l’ex capitale allemande Bonn.
Les manifestants ont crié les mêmes slogans utilisés par leurs compatriotes en Tunisie.
Le slogan principal étant : « le travail est un droit, oh bande de voleurs ».
En Egypte, des personnalitsé politiques et acteurs de la société civile tels que le mouvement du 6 avril, le parti Karama, le Parti Alraad, la jeunesse pour la justice et Anhri ont prévu une action de solidarité, le dimanche prochain, avec les mouvements de protestation qui secouent la Tunisie.
Cette action fait suite au sit-in organisé il y a deux jours devant le consulat de Tunisie au Caire.
Au Liban le parti communiste a publié un communiqué le 30 décembre dans lequel il condamne la répression des manifestations en Tunisie.
Il a exprimé sa solidarité avec les manifestants et a qualifié les événements de révolte des pauvres.
Le parti communiste a également lancé un appel aux organisations et partis arabes à soutenir le peuple tunisien dans sa révolte pour la liberté et le développement.
Tribune
Veut-on escamoter la justice transitionnelle?
Alors
que le gouvernement tunisien s’est engagé à élaborer une Loi sur la Justice
transitionnelle courant 2012, le ministère du même nom en est encore à débuter
les consultations. Quant à son projet de Loi sur la Réparation, il pourrait
bien escamoter le véritable processus de recherche de vérité. Bilan des
avancées réalisées… et des reculs encore à craindre.L’éducation passée au crible de l’ONU
« Bien, mais peut mieux faire », a noté le
rapporteur spécial des Nations-Unies en marge de la copie de l’élève Tunisie.
L’occasion de faire un état des lieux de l’éducation.
« Les libertés académiques ont souffert ces derniers
mois en Tunisie », estime Kishore Singh, le rapporteur spécial de l’ONU
sur le droit à l’éducation, qui a tenu une conférence de presse le 9 mai.
« Au nom d’un certain...HRW pointe les failles de la justice tunisienne face aux crimes graves
L’ONG revient sur le premier procès pour torture du pays, le 12 avril, qui a accouché d’un verdict calamiteux. Elle démontre point par point les réformes nécessaires pour les procès à venir.LETTRE OUVERTE A MONSIEUR LE PREMIER MINISTRE
MONSIEUR HAMADI JEBALI
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