Réouverture surprise de Ras Jedir et scènes de liesse à Ben Guerdane
Aux aurores du vendredi 20 août les grilles se sont largement ouvertes à Ras Jedir, principal poste frontière entre la Lybie et la Tunisie, laissant libre accès aux personnes, véhicules et marchandises sur le territoire tunisien. Spontanément, les habitants en liesse ont envahi les rues, fêtant la nouvelle en scandant des louanges à la Tunisie, à la Libye et à leur cité.
La veille au soir, jeudi 19 août, un calme précaire régnait à Ben Guerdane qui a été, tout au long de la semaine passée, le théâtre de violents affrontements entre la police tunisienne et de jeunes manifestants. Ceux-ci protestaient contre le blocage des marchandises par la Lybie dont les responsables ne cachaient plus ces derniers mois leur irritation de voir les consommateurs tunisiens profiter largement de denrées fortement subventionnées par le budget libyen. Des rumeurs non confirmées rejettent la responsabilité de la crise sur des proches du Président Ben Ali.
Gestion sécuritaire des problèmes
Le plus dur des affrontements avait été atteint dans la nuit du 18 suite au déploiement d’imposants renforts policiers venus de différentes régions du territoire tunisien ; vers minuit une descente de police opérée dans un local commercial de la zone de Jalel s'est soldée par le passage à tabac de tous les occupants, indistinctement.Les habitants du quartier ont vécu l’évènement comme une humiliante provocation reflétant la volonté d’escalade des autorités. Ils ont exprimé leur colère en mettant le feu à des pneus usagés, au niveau de la route principale GP1. D’autres groupes de jeunes ont mis le feu à un véhicule de transport de policiers et ont attaqué les forces de police par des jets de pierres, blessant plusieurs agents. Les policiers de leur côté ont fait un copieux usage de grenades lacrymogènes.
Dès le déclenchement des récents affrontements la nuit du 14 août, les habitants avaient condamné ce qu’ils ont considéré comme un usage excessif de la force dénonçant les assauts des policiers sur des commerces dans la zone de Ras Jedir, entraînant la destruction des devantures et le saccage des marchandises. Des comportements « illégaux » des forces de sécurité avaient été stigmatisé par des habitants souhaitant des gestes d’apaisement et l’ouverture d’un dialogue. Des citoyens se sont plaints de saccages et de pillages dont se seraient rendus responsables certains policiers lors de leurs assauts contre les habitations.
Les affrontements entre jeunes en colère et policiers se sont répétés les 18 et 19 août dans les quartiers de zokra et Jalel où plusieurs incendies ont été recensés. Les violences avaient gagné des quartiers épargnés les jours précédents, comme Tabai, El Amria, Moamerat, Sayah ou Chareb Arrajel.
Des habitants ont indiqué que les heurts de la nuit du mardi 17 ont été particulièrement graves et ont touché la plupart des quartiers de la ville. Des agents ont également été bléssés par la réaction violente des manifestants. Les proches des jeunes interpelés ont également été touchés par la répression alors qu’ils tentaient d’organiser un rassemblement pacifique devant le siège de la Délégation pour exiger leur libération.
Réactions de solidarité de la société civile
Une dizaine de représentants syndicaux de la localité ont rendu public le lundi 16 aout une déclaration dénonçant «les attaques injustifiées» des policiers contre les citoyens dont plusieurs syndicalistes et réclamé la libération de l’ensemble des personnes interpellées ainsi que la levée du quadrillage policier imposé à la ville ; De même les sections de la Ligue Tunisienne des Droits de l’Homme ont publié un communiqué commun exprimant leur préoccupation sur la dégradation de la situation à Ben Gardane et exigeant la libération des protestataires interpellés. Les partis d’opposition et les ONG de la société civile ont de leur côté demandé aux autorités de mettre fin à la gestion sécuritaire des crises sociales nées d’un choix de développement inégalitaire, à l’instar de la crise du bassin minier.La grande majorité des personnes détenues (plus de 150 dont la majorité des mineurs) ont été relâchées et les autorités locales ont déclaré que la dizaine de détenus restant seraient libérés les prochains jours.
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* a écrit le 10.09.2010 16:56
Äid Saïd aux Tunisiens de la frontière de BENGARDENE
Adnene de Strasbourg
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* a écrit le 02.09.2010 17:52
Salam
7ab i5aledo fi Touness tar7a Moabna 3asba fi O5tohom La¨la Trabelsi
chhèè777yaaaààààà tayyybba
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* a écrit le 23.08.2010 19:21
SELEM
DJIRIYA KENE YEMCHI ITLHIOU DE BOUTEFLIKA RABI RAHOM
CHA7AA0IATA TAïBA
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* a écrit le 21.08.2010 13:21
<div>Condamné à quatre ans de prison pour avoir filmé les manifestations populaires du bassin minier de Gafsa au printemps 2008 pour El Hiwar Ettounsi, le journaliste Fahem Boukadous est dans un état de santé dramatique. Incarcéré le 15 juillet dernier par la police alors que ses examens de santé étaient encore en cours, Fahem est sujet à des crises d'asthme aigues. Enfermé dans une cellule en plein désert, où la température peut atteindre les 50°, sans soin ni suivi médical, ses jours sont comptés. </div>
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* a écrit le 21.08.2010 12:13
Guerre civile en Tunisie
Tribune
Veut-on escamoter la justice transitionnelle?
Alors
que le gouvernement tunisien s’est engagé à élaborer une Loi sur la Justice
transitionnelle courant 2012, le ministère du même nom en est encore à débuter
les consultations. Quant à son projet de Loi sur la Réparation, il pourrait
bien escamoter le véritable processus de recherche de vérité. Bilan des
avancées réalisées… et des reculs encore à craindre.L’éducation passée au crible de l’ONU
« Bien, mais peut mieux faire », a noté le
rapporteur spécial des Nations-Unies en marge de la copie de l’élève Tunisie.
L’occasion de faire un état des lieux de l’éducation.
« Les libertés académiques ont souffert ces derniers
mois en Tunisie », estime Kishore Singh, le rapporteur spécial de l’ONU
sur le droit à l’éducation, qui a tenu une conférence de presse le 9 mai.
« Au nom d’un certain...HRW pointe les failles de la justice tunisienne face aux crimes graves
L’ONG revient sur le premier procès pour torture du pays, le 12 avril, qui a accouché d’un verdict calamiteux. Elle démontre point par point les réformes nécessaires pour les procès à venir.LETTRE OUVERTE A MONSIEUR LE PREMIER MINISTRE
MONSIEUR HAMADI JEBALI
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