Le journaliste Abdallah Zouari relaché apres un long interrogatoire.
La police tunisienne a procédé, l’après-midi de mardi 15 septembre, à l’arrestation du journaliste Abdallah Zouari.
Des agents l’ont conduit au commissariat de la police de Zarzis (Sud
Est) où il a été retenu en garde à vue plus de huit heures.
Zouari
a été arrêté en face de la poste après avoir envoyé la veille un
télégramme au ministre de l’Intérieur et au procureur, pour se plaindre
que la police ait repris le siège de sa maison.
Ce qui va à l'encontre de la décision de levée de l'assignation à résidence dont il bénéficie depuis juillet dernier.
Selon ses déclarations, Abdallah Zouari a été soumis à des agressions physiques et des menaces verbales de torture par deux membres de la sécurité d'Etat.
Zouari estime qu'ils ont été envoyés spécialement de Tunis pour accomplir cette besogne et que les policiers n’ont cessé d’émettre des insultes vulgaires à l’encontre des défenseurs de droits humains ainsi que des organisations comme Human Rights Watch et Reporters sans frontières qui soutiennent son cas.
L'interrogatoire a été entamé juste avant l’heure de la rupture du jeûne.
Il a porté sur les sept années qu'il a passées en résidence surveillée à Zarzis et sur les organisations et les personnalités qui lui ont rendu visite.
« Ils ont essayé durant des heures de me soutirer des informations personnelles et le mot de passe de ma boîte mail », a déclaré Abdallah Zouari à Reporters sans frontières.
Ils ont aussi tenté de le forcer à signer un engagement à ne plus écrire en tant que journaliste.
Zouari a refusé de le signer, de même que le procès-verbal de l'interrogatoire.
Avant d’etre relâché, on l’a menacé de diffuser un montage de photos obscènes et de l’envoyer à toute sa famille, s’il ne cesse toute activité journalistique.
Tribune
Veut-on escamoter la justice transitionnelle?
Alors
que le gouvernement tunisien s’est engagé à élaborer une Loi sur la Justice
transitionnelle courant 2012, le ministère du même nom en est encore à débuter
les consultations. Quant à son projet de Loi sur la Réparation, il pourrait
bien escamoter le véritable processus de recherche de vérité. Bilan des
avancées réalisées… et des reculs encore à craindre.L’éducation passée au crible de l’ONU
« Bien, mais peut mieux faire », a noté le
rapporteur spécial des Nations-Unies en marge de la copie de l’élève Tunisie.
L’occasion de faire un état des lieux de l’éducation.
« Les libertés académiques ont souffert ces derniers
mois en Tunisie », estime Kishore Singh, le rapporteur spécial de l’ONU
sur le droit à l’éducation, qui a tenu une conférence de presse le 9 mai.
« Au nom d’un certain...HRW pointe les failles de la justice tunisienne face aux crimes graves
L’ONG revient sur le premier procès pour torture du pays, le 12 avril, qui a accouché d’un verdict calamiteux. Elle démontre point par point les réformes nécessaires pour les procès à venir.LETTRE OUVERTE A MONSIEUR LE PREMIER MINISTRE
MONSIEUR HAMADI JEBALI
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