Le bureau légitime du SNJT dénonce une "imposture" des putschistes
Négi Bghouri, le président du bureau légitime du syndicat des journalistes tunisiens a démoncé dans un communiqué rendu public le 27 janvier ce qu'il a qualifié d'"imposture" de la part des membres putschistes; voici le texte de la déclaration:
Le bureau illégitime du syndicat National des Journalistes Tunisiens (SNJT), issu du « congrès extraordinaire » du 15 août 2009, a rendu public, le 26 janvier 2010, un communiqué dans lequel il se félicite de ce qu’il appelle « une première série de mesures présidentielles annoncées le même jour en faveur des journalistes et concernant l’octroi de facilités en matière de transport aérien, d’acquisition d’ordinateurs portables et de connexion aux réseaux de téléphonie et de l’Internet ».
Ce communiqué intervient à l’issue d’une rencontre que les membres du bureau ont eue avec le nouveau ministre de la Communication, M.Oussama ROMDHANI, le 25 janvier 2010, soit le jour même où le tribunal de première instance de Tunis statuait sur l’affaire intentée par le bureau légitime du SNJT pour invalider le congrès illégal et unilatéral du 15 août 2009, affaire qui a été reportée, une nouvelle fois, au 1er mars 2010.
A cette occasion, le bureau exécutif du SNJT tient à souligner ce qui suit :
1-Il exprime son regret de voir le ministre de la communication accorder une audience à la direction illégitime du SNJT, issue du congrès du 15 août 2009, avant que la justice ne se prononce sur le fond de l’affaire. Il considère que cette entrevue est une nouvelle ingérence dans les affaires du Syndicat et un parti pris en faveur des putschistes au détriment des intérêts et des aspirations des journalistes.
2-Il dénonce les affabulations contenues dans le communiqué du 26 janvier relatives à de prétendues nouvelles réalisations en faveur des journalistes alors qu’il ne s’agit, en réalité, que d’anciens acquis qui datent de l’époque de l’Association des journalistes Tunisiens (AJT). Le bureau exécutif du SNJT estime que c’est une imposture caractérisée et une tentative maladroite d’abuser les esprits journalistes.
3-Il réaffirme que tout dialogue avec les autorités de tutelle doit porter sur les problèmes réels des journalistes au premier rang desquels l’amélioration de leur situation morale et matérielle et surtout celle des jeunes qui exercent dans des conditions très précaires, dégradantes et sans aucune garantie légale outre l’élargissement du champ des libertés de la presse et de l’information, condition essentielle et indispensable de la réussite de toute œuvre de développement, et la concrétisation d’un nouveau projet de logement pour les journalistes.
4-Il appelle le ministère de la communication à assumer sa responsabilité concernant l’application des articles 406 et 407 du code du travail qui imposent aux autorités de tutelle d’établir, dans le courant du mois de janvier de chaque année, une liste des entreprises de presse qui violent les droits des journalistes garantis par les conventions collectives sectorielles, et de sanctionner ces entreprises en les privant, obligatoirement, des recettes provenant de la publicité de l’Etat et des collectivités et établissements publics.
5-Il souligne l’impératif pour le ministère de la communication d’intervenir sans délai et de manière ferme et énergique en vue d’imposer la concrétisation de la décision présidentielle relative à la régularisation de la situation administrative des journalistes de la Radio et de la Télévision, et de mettre un terme aux manœuvres de diversion et aux subterfuges se rapportant à ce dossier.
Le Bureau exécutif du SNJT réitère la conviction que l’unité des journalistes dans le cadre d’une structure syndicale unique, légitime, forte et indépendante, est une condition incontournable pour leur permettre de défendre leurs intérêts et de contribuer activement à l’œuvre nationale de développement.
Tribune
Veut-on escamoter la justice transitionnelle?
Alors
que le gouvernement tunisien s’est engagé à élaborer une Loi sur la Justice
transitionnelle courant 2012, le ministère du même nom en est encore à débuter
les consultations. Quant à son projet de Loi sur la Réparation, il pourrait
bien escamoter le véritable processus de recherche de vérité. Bilan des
avancées réalisées… et des reculs encore à craindre.L’éducation passée au crible de l’ONU
« Bien, mais peut mieux faire », a noté le
rapporteur spécial des Nations-Unies en marge de la copie de l’élève Tunisie.
L’occasion de faire un état des lieux de l’éducation.
« Les libertés académiques ont souffert ces derniers
mois en Tunisie », estime Kishore Singh, le rapporteur spécial de l’ONU
sur le droit à l’éducation, qui a tenu une conférence de presse le 9 mai.
« Au nom d’un certain...HRW pointe les failles de la justice tunisienne face aux crimes graves
L’ONG revient sur le premier procès pour torture du pays, le 12 avril, qui a accouché d’un verdict calamiteux. Elle démontre point par point les réformes nécessaires pour les procès à venir.LETTRE OUVERTE A MONSIEUR LE PREMIER MINISTRE
MONSIEUR HAMADI JEBALI
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