La piteuse sortie de Lazhar Akremi :
Une rhétorique usée au service de l’impunité
Lazhar Akermi, ci-devant sous-ministre du défunt gouvernement BCE, s’est autorisé un droit de diffamation et d’insultes qu’il a confondu avec un droit de réponse et où il a repris la rhétorique usée des services de Ben Ali.
Mon commentaire du vendredi 04 Février sur Shems FM était un bilan de son action à la réforme de la police ; il n’a concerné en aucune façon sa personne. Dans ce qu’il a appelé « son droit de réponse » il s’est fendu d’attaques personnelles et d’accusations infondées, en n’abordant à aucun moment le cœur du sujet, à savoir son incapacité à proposer une réforme de l’appareil sécuritaire digne de ce nom. M. Akermi n’a encore pas intégré le principe de la libre opinion et du libre commentaire propres à toute démocratie, et considère qu’une critique de son action publique est intolérable comme tout non démocrate qui se ne se respecte pas.
Nous avons été nombreux à penser que la diffamation des opposants et des militants des droits de l’homme allait se résorber avec la disparition du dictateur. M. Akermi nous apporte la preuve du contraire. Je retrouve dans son discours, la même rhétorique, la même haine, la même misogynie des thuriféraires de Ben Ali. Ce faisant, il signe son forfait et révèle sa vraie appartenance au lobby de l’ancien régime, ces nostalgiques effrayés par l’idée même que l’impunité qui les couvre puisse être remise en cause.
M. Akermi m’a dénié toute qualification à intervenir sur la question de la réforme de la police, stigmatisant mon « inconsistance » et l’absence d’ouvrages publiés sur le sujet. Au moment de sa nomination, tout le monde s’est interrogé sur les compétences de M. Akremi qui le qualifieraient à superviser une réforme de la police alors qu’il n’a jamais travaillé sur la question et que personne ne lui connait d’écrits sur le sujet. Est-ce sa connexion étroite avec le complexe médiatico-sécuritaire qui a commandé sa « miraculeuse » propulsion à ce poste ?
En revanche, je voudrais lui rappeler que la réforme du secteur de la sécurité implique avant tout de s’assurer du démantèlement de l’appareil répressif dictatorial et la restructuration du ministère de l’Intérieur : la protection des archives et leur accessibilité ; la fin de l’impunité des tortionnaires (enjeu majeur de la transition) ; l’instauration de mécanismes de prévention ; une purge débarrassant les services des agents les plus impliqués dans les exactions…etc.
La documentation de milliers de cas de tortures, emprisonnements arbitraires, spoliations… effectuée sur deux décennies par les ONG de droits humains habilite ces dernières à être au cœur du débat sur cette réforme. Au-delà de l’implication de ma personne (qui n’a qu’une incidence somme toute relative), il s’agit avant tout d’associer institutionnellement ces ONG qui se sont illustrées dans la traque aux violations.
Je lui rappellerai notamment que l’association dans laquelle je travaille, le CNLT a été l’une des rares à travailler sur la réforme de la police dès le lendemain de la révolution, qu’elle a organisé sur le sujet des ateliers et séminaires y invitant des experts internationaux qui ont aidé le CNLT à formuler une vision de la réforme de la police. Plus encore, tous les experts en la matière sont unanimes : la réforme de la police ne peut être menée entre quatre murs ; elle doit être conduite en collaboration avec la société civile ; encore un paramètre que n’a pu intégrer notre ministre déchu, formé à l’école de la dictature.
L’essentiel des attaques personnelles que m’a adressées M. Akermi pour atteindre à mon honneur, tourne autour de la question des fonds et de l’argent que j’aurai soustrait, selon ses dires, au ministère de l’Intérieur pour en bénéficier personnellement !
M. Akermi fait preuve là d’une ignorance lamentable concernant les mécanismes de la Commission européenne, malgré son passage dans le gouvernement et les contacts qu’il a eu avec les institutions européennes ; le b.a.-ba de ces mécanismes imposent qu’en aucune façon le budget alloué à une institution ne peut être réaffecté à une autre ligne budgétaire, en l’occurrence, le budget qui aurait été destiné aux dires de Akremi, au ministère de l’Intérieur ne pourrait en aucune façon être réaffecté à la société civile. Ce sont en outre des budgets délimités dans le temps, s’ils n’ont pas été utilisés durant leur période (il parle de 2006 !), ils sont automatiquement renvoyés dans les caisses de l’Union Européenne.
Mr Akermi semble avoir été attristé par le fait que, durant la dictature, les défenseurs de droits humains se soient mobilisés pour que des fonds destinés à renforcer la répression ne soient pas débloqués par l’UE. Pour ma part, je suis fière d’avoir été parmi ces défenseurs qui ont plaidé pour cette cause et qui ont été sanctionnés par la loi de la honte, le fameux article 61bis relatif à l’intelligence avec l’ennemi, adopté par le parlement de Ben Ali en 2010.
Si M. Akermi avait pris soin de se renseigner auprès des institutions de l’U.E, il aurait su que ni moi, ni les associations auxquelles j’appartiens n’ont jamais pu bénéficier d’un seul centime provenant de l’UE, et aurait également su, que l’UE sous la pression de Ben Ali, s’est abstenue de soutenir les ONG tunisiennes non reconnues par son régime.
M. Akermi est incapable de concevoir l’existence du bénévolat, de rigueur dans les ONG de droits humains ; à sa place je m’abstiendrai de parler de vénalités et d’argent : ses propres motivations paraissent désormais sérieusement entachées depuis que des documents le concernant, révélés par la commission d’investigation sur la corruption, attestent qu’il émargeait aux services de Ben Ali.
Il serait vain de revenir sur le reste des accusations de M. Akremi, comme la référence à une fausse information diffusée en août 2011 sur Radio Kalima le mettant en cause et dont la direction de Kalima s’est excusée publiquement à l’époque, en prenant les mesures internes qui s’imposaient ; cet amalgame relève tout simplement de la mauvaise foi.
Si sous l’ancien régime, les nombreuses plaintes pour diffamation ont été classées sans suite, aujourd’hui M. Akermi doit savoir qu’il aura à s’expliquer devant la Justice de ses calomnies et apporter la preuve de ce qu’il avance.
Sihem Bensedrine
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Hellali Hassen * a écrit le 09.02.2012 10:02
Laissez tomber vos querelles et aidez nous dans nos problèmes:
<div>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">A l'attention du gouvernement,
<p class="MsoNormal"><o:p> </o:p>
<p class="MsoNormal">Je pense qu'il faut arrêter de traiter les habitants d'Ain
Draham comme des mendiants.
<p class="MsoNormal">Il vaut mieux résoudre le problème de cette région d'une
façon radicale par un programme de développement.
<p class="MsoNormal"><o:p> </o:p>
<p class="MsoNormal">Les possibilités d'investissement sont multiples.
<p class="MsoNormal">je vous propose ci-après une liste de projets possibles:
<p class="MsoNormal">1. étude de faisabilité pour la création d’un nouveau
gouvernorat regroupant les régions nefza, sejnane, ouechtata, tabarka, hammam
bourguiba, babbouch, ain draham, beni metir, fernana qui ont des problèmes
communs spécifiques reliés à la forêt et au climat.
<p class="MsoNormal">2. renouveler l'infrastructure routière.
<p class="MsoNormal">3. doter les (nouvelles)* autorités locales de moyens
sophistiqués de lutte contre les intempéries et la neige.
<p class="MsoNormal">4. compléter le recensement des familles isolées dans la
forêt.
<p class="MsoNormal">5. résoudre le problème de la propriété foncière dans la
région d’Ain Draham et ailleurs.
<p class="MsoNormal">6. création d’une zone touristique :
<p class="MsoNormal">• projets de tourisme relié à l’environnement
<p class="MsoNormal">• projets de tourisme relié au thermalisme
<p class="MsoNormal">• projets de polyclinique de recherche et traitement des
maladies pulmonaires
<p class="MsoNormal">7. création d’une zone industrielle pour les petites et
moyennes entreprises:
<p class="MsoNormal">• projet de transformation du liège et du bois
<p class="MsoNormal">• industrie du meuble
<p class="MsoNormal">• projets transformation des plantes médicinales
<p class="MsoNormal">• projets transformation des produits agricoles biologiques
<p class="MsoNormal">• industrie artisanale (tapis, bois, liège…)
<p class="MsoNormal">• industrie cuir et chaussures
<p class="MsoNormal">• industrie électromécanique et électronique
<p class="MsoNormal">• sociétés de services :
<p class="MsoNormal">agence de développement touristique
<p class="MsoNormal">agence de développement de l’agriculture
<p class="MsoNormal">société de travaux GC
<p class="MsoNormal">installation et entretien électromécanique
<p class="MsoNormal">fabrication et montage charpente métallique
<p class="MsoNormal">usine de galvanisation
<p class="MsoNormal">8. création de projets agricoles :
<p class="MsoNormal">• école d’ingénieurs spécialité forêts
<p class="MsoNormal">• projets de culture des plantes médicinales
<p class="MsoNormal">• construction de lacs collinaires
<p class="MsoNormal">• projets de culture biologique
<p class="MsoNormal">• projets agricoles arbres fruitiers (agrumes, pommes …etc)
<p class="MsoNormal">• projets d’élevage
<p class="MsoNormal">• ...etc.
<p class="MsoNormal">*) il faut changer les responsables locaux à cause de leurs défaillances.
<p class="MsoNormal"><o:p> </o:p>
<p class="MsoNormal"><span style=
Tribune
Veut-on escamoter la justice transitionnelle?
Alors
que le gouvernement tunisien s’est engagé à élaborer une Loi sur la Justice
transitionnelle courant 2012, le ministère du même nom en est encore à débuter
les consultations. Quant à son projet de Loi sur la Réparation, il pourrait
bien escamoter le véritable processus de recherche de vérité. Bilan des
avancées réalisées… et des reculs encore à craindre.L’éducation passée au crible de l’ONU
« Bien, mais peut mieux faire », a noté le
rapporteur spécial des Nations-Unies en marge de la copie de l’élève Tunisie.
L’occasion de faire un état des lieux de l’éducation.
« Les libertés académiques ont souffert ces derniers
mois en Tunisie », estime Kishore Singh, le rapporteur spécial de l’ONU
sur le droit à l’éducation, qui a tenu une conférence de presse le 9 mai.
« Au nom d’un certain...HRW pointe les failles de la justice tunisienne face aux crimes graves
L’ONG revient sur le premier procès pour torture du pays, le 12 avril, qui a accouché d’un verdict calamiteux. Elle démontre point par point les réformes nécessaires pour les procès à venir.LETTRE OUVERTE A MONSIEUR LE PREMIER MINISTRE
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