LES TACHES URGENTES
Trois écueils menacent la réussite de la révolution Tunisienne :
1- La hiérarchisation inadéquate des priorités, qui réduira la puissance du mouvement populaire qui doit se poursuivre sans dispersion, jusqu’à la tenue des élections ; ou amputera les capacités de cette extraordinaire révolution, à réaliser une démocratie inédite.
2- Tomber dans le piège de réduire la pression sur l’actuel gouvernement, pour qu’il se soumette à la volonté populaire (par l’exigence d’une transparence de son programme d’actions urgentes et leur suivi) ; ou, à contrario, d’exiger sa chute, sans avoir réuni les arguments légitimes, ou les solutions alternatives opérationnelles, qui bloquent la voie de l’instabilité et des périls qui menacent la révolution, dans sa phase actuelle.
3- Se tromper d’ennemi et considérer les islamistes tunisiens comme un danger pour la démocratie, comme n’a cessé de marteler la propagande de BEN ALI et ses maîtres, en excluant un contre poids décisif à l’ancien régime, et une force susceptible de barrer la route à d’éventuelles alliances (‘’de nécessité’’) entre les partis d’opposition, représentés dans l’actuel gouvernement, et l’ancien régime, pour gagner les élections présidentielles et ramener l’échiquier politique à la ‘’raison’’. Ce scénario qui ramènerait le pouvoir à l’oligarchie, par la complicité de l’élite, est loin d’être hypothétique….
La tâche primordiale qui demeure jusqu’à présent inaccomplie, est celle qui concerne le processus de neutralisation des tentacules de la dictature (police secrète, RCD) qui vise à empêcher cette pieuvre, de reconstituer une nouvelle ‘’tête’’ (masquée par un discours démocratique) qui apparaitrait après les élections présidentielles ; élections qui sont prévus, et qu’il faut absolument refuser en tant que priorité électorale!
En effet, la condition ‘’sine qua non’’ permettant la consécration du pouvoir par le peuple, passe par la priorité à accorder aux élections législatives et municipales, libérées de toutes contraintes ou exclusion. Cette chambre de députés, par son caractère représentatif de la voix du peuple, pourra constituer un vrai gouvernement populaire, et entamer les débats (publics très larges) pour l’adoption d’une nouvelle constitution, qui consacrera une démocratie à la hauteur du génie et de la culture de notre peuple. Ceci permettra à notre pays de combler tous les déficits et la réalisation de tous ses rêves ! Quant aux élections présidentielles, elles doivent être reléguées au second plan, si nous souhaitons rompre avec le système oligarchique, et apaiser les appétits qui parasitent la constitution du front uni, autour de la révolution. Ce n’est qu’à partir de la base, que l’architecture de l’état démocratique sera solidement bâtie.
Mais l’urgence actuelle, face à la manifeste déconnexion du gouvernement de l’appareil policier (qui continue à être un état dans l’état), est d’exiger des mesures immédiates (ayant valeur de test), qui garantissent la subordination de la police, afin de juger de la crédibilité de ce gouvernement.
Outre l’annonce officielle par le premier ministre, de son engagement à interdire l’usage de la force contre les manifestants, par tous les corps de police (qui a servi d’opportunité pour l’infiltration des milices du RCD, qui prennent l’initiative de la violence), le premier ministre doit publiquement s’engager à :
-- Limoger tous les cadres de la police secrète, en les mettant à la disposition de la justice pour instructions sur les violations des droits humains, et entamer ,sans tarder, la poursuite des tortionnaires avérés (dont la liste est connue par les associations des droits de l’homme).
-- Dissoudre le RCD, comme le réclame le peuple (les arguments légaux, moraux et politiques ne manquent pas, pour concrétiser cet objectif).
-- Nomination à la tête de la RTT d’une personnalité ayant pris part à la révolution, parmi les journalistes ou les avocats.
-- Nommer un conseil de surveillance (constitué de magistrats issue de leur association indépendante, d’un homme de confiance du General Ammar, d’un représentant du premier ministère et d’un représentant du CNLT et de la LTDH) attaché au ministre de l’intérieur et présidé par YAHYAOUI MOKHTAR, qui doit veiller sur les éventuels abus de pouvoir dans ce ministère, et permettre l’information du public, autant que la poursuite judicaire de tout dysfonctionnement, le cas échéant.
--l’ouverture d’une enquête sur le donneur d’ordre d’évacuer par la force, les manifestants qui campaient à la KASBA, alors qu’un représentant du premier ministre entamait les négociations qui auraient permis une solution, sans aucune violence (la déclaration du ministre de l’intérieur hier soir, étant peu convaincante)
-- la libération des manifestant arrêtés, et l’arrestation des individus (pour remonter la filière des commanditaires de ces milices !) qui ont, de nouveau, commis hier des violences au centre de Tunis, scandant des slogans ‘’islamistes’’, et armés de bouteilles de vin à la main (servant de projectiles, dés qu’ils les vidaient!) en plein centre ville, sans aucune intervention de la police, qui fut pourtant si sévère avec les manifestant (l’après midi du 29/01).
-- Mettre à la disposition des citoyens un espace de convergence de toute les sensibilités et de toutes les régions (la coupole d’el Menzah par exemple), permettant l’émergence d’un front de préservation de la révolution, et la cristallisation des revendications, que le comité des sages (présidé par si Ahmed MESTIRI) rendra public à la suite des débats, afin de ne pas étouffer la voix de toutes les régions, qui ont accompli cette révolution. Il serait scandaleux que la voix du peuple soit marginalisée au profit d’une élite, qu’elle que soit sa couleur, ou la légitimité dont elle se réclame !
C’est à notre peuple que revient le dernier mot, et non à l’élite ; l’élite doit se mettre à son service et non avoir la prétention de le guider. Le peuple tunisien a prouvé au monde, qu’il n’a besoin ni de guide, ni de protecteur !
J’appelle tous mes concitoyens à serrer leur rang, à dépasser tous les calculs partisans, et à accepter de consentir les sacrifices encore nécessaires, pour la réussite de cette révolution qui reste menacée. La préservation de notre unité, organisée en large front (de l’extrême gauche aux islamistes), et la poursuite de la mobilisation pour maintenir la pression sur ce gouvernement (dont on pourra exiger la chute, si nécessaire), sont les garants de la réussite.
Ce n’est qu’au prix de la convergence de tous les efforts, que nous seront en mesure de traduire, de façon irréversible, l’aspiration de notre peuple à la liberté et à la dignité.
Dr. Lamjed Ben sedrine
Le 30/01/2011
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* a écrit le 11.03.2011 18:28
je signales ici que vous avez mi la main sur la plaie .vous avez bien developé la question de citoyenté chose primordial pour le decollage vers l'etablissement d'une societé libre plus q'un etat democratique qui ne s'avere pas a mon avis ni le seul ni le meilleur des methode d'organisation politique .ce que j'ai admiré dans votre article c'est plutot la question de l'information en general qui reste la fine rayon de lumiere qui nous quide vers le bonneur espiré et qui doit assumer ses responsabilites aussi bien que son role historique dans l'edification de notre aimable tunisie sans retourner ulterieurement pour dire qu'on manque de l'experience .l'amour de patri;la defence des principes moraux naturelles ou divines ne trouve pas leurs existence; jamais dansl'experience ils se declenche spantanément de facon incontroleé aussi incontrolable que dhieu nous donne la force et beni notre travail
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* a écrit le 06.02.2011 13:36
Ces tâches urgentes restent aujourd'hui 6 février encore à l'order du jour, surtout que l'RCD s'active d'avantage à travers les institutions de l'Etat, les médias ainsi que sur le terrain. L'RCD a l'air d'agir en collaboration avec les forces de sécurité contre révolutionnaires. Ceci nécessitera pas seulement la vigilance mais la mobilisation.
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* a écrit le 03.02.2011 11:09
le temps de l'analyse des causes profondes ,des causes directes et des perspectives viendra à son heure .. j' en ai deja esquissé une première analyse depuis début décembre et crois avoir prévu ou prédit l'aboutissement.
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<div> il reste que la révolte manque terriblement de deux éléments essentiels : pour devenir révolution
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<div> une charte à caractère national
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<div>un manifeste a caractère universel
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- * a écrit le 03.02.2011 10:58
Tribune
Veut-on escamoter la justice transitionnelle?
Alors
que le gouvernement tunisien s’est engagé à élaborer une Loi sur la Justice
transitionnelle courant 2012, le ministère du même nom en est encore à débuter
les consultations. Quant à son projet de Loi sur la Réparation, il pourrait
bien escamoter le véritable processus de recherche de vérité. Bilan des
avancées réalisées… et des reculs encore à craindre.L’éducation passée au crible de l’ONU
« Bien, mais peut mieux faire », a noté le
rapporteur spécial des Nations-Unies en marge de la copie de l’élève Tunisie.
L’occasion de faire un état des lieux de l’éducation.
« Les libertés académiques ont souffert ces derniers
mois en Tunisie », estime Kishore Singh, le rapporteur spécial de l’ONU
sur le droit à l’éducation, qui a tenu une conférence de presse le 9 mai.
« Au nom d’un certain...HRW pointe les failles de la justice tunisienne face aux crimes graves
L’ONG revient sur le premier procès pour torture du pays, le 12 avril, qui a accouché d’un verdict calamiteux. Elle démontre point par point les réformes nécessaires pour les procès à venir.LETTRE OUVERTE A MONSIEUR LE PREMIER MINISTRE
MONSIEUR HAMADI JEBALI
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