L'ambassade de Tunisie tente d'annuler un colloque sur la Tunisie à Bruxelles
Le 13 octobre, l'Université libre de Belgique a abrité une conférence intitulée « Tunisie, regard derrière la carte postale, à quand une démocratie? » co-organisée par la section belge d'Amnesty international.
Le recteur de l'Université avait reçu un courrier de l'ambassade de Tunisie en Belgique exigeant l'annulation pure et simple de l'événement, arguant du caractère partial dans le choix des invités tunisiens qui étaient Kamel Jendoubi, président du REMDH, Radia Nasraoui, présidente de l'ALT et Doctor honoris causa de l'ULB, ainsi que Sihem Bensedrine, porte parole du CNLT.
Il va de soi que cette singulière demande jugée « arrogante » et symptomatique de l'autoritarisme du régime tunisien qui ne tolère aucune critique ni chez lui, ni en dehors de ses frontières, a conforté chez les organisateurs l'image qu'ils se font du régime tunisien.
Ce dernier a dépêché une quinzaine de ses hommes de main pour perturber la conférence.
Ils s'en sont pris au modérateur du colloque, le célèbre journaliste du Soir de Belgique, Baudouin Loos, l'accusant de faire de « l'activisme anti Tunisie » et de dresser là un « tribunal contre le régime tunisien »; Ceux qui n'avaient pas pu prendre la parole avaient fait valoir qu'ils venaient d'Allemagne et d'autres pays européens rien que pour intervenir dans le débat, accusant les organisateurs de « déroger aux règles de la démocratie »!
Rappelons que parmi ces hommes de main, certains venaient d'Allemagne et de Suède et avaient joué le même rôle, durant ce mois d'octobre, à la foire du livre de Göteborg en Suède ainsi que celle de Frankfurt en Allemagne, où Sihem Bensedrine intervenait dans des panels sur la Tunisie, offrant le même désolant spectacle digne des anciennes dictatures de l'Europe de l'Est.
Le résultat est qu'ils ont réussi le tour de force de dresser toute l'assistance contre eux, offrant une illustration vivante de la répression de toute voix critique dans la Tunisie de Ben Ali.
Tribune
Veut-on escamoter la justice transitionnelle?
Alors
que le gouvernement tunisien s’est engagé à élaborer une Loi sur la Justice
transitionnelle courant 2012, le ministère du même nom en est encore à débuter
les consultations. Quant à son projet de Loi sur la Réparation, il pourrait
bien escamoter le véritable processus de recherche de vérité. Bilan des
avancées réalisées… et des reculs encore à craindre.L’éducation passée au crible de l’ONU
« Bien, mais peut mieux faire », a noté le
rapporteur spécial des Nations-Unies en marge de la copie de l’élève Tunisie.
L’occasion de faire un état des lieux de l’éducation.
« Les libertés académiques ont souffert ces derniers
mois en Tunisie », estime Kishore Singh, le rapporteur spécial de l’ONU
sur le droit à l’éducation, qui a tenu une conférence de presse le 9 mai.
« Au nom d’un certain...HRW pointe les failles de la justice tunisienne face aux crimes graves
L’ONG revient sur le premier procès pour torture du pays, le 12 avril, qui a accouché d’un verdict calamiteux. Elle démontre point par point les réformes nécessaires pour les procès à venir.LETTRE OUVERTE A MONSIEUR LE PREMIER MINISTRE
MONSIEUR HAMADI JEBALI
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