Expulsion de l’ambassadeur syrien : le gouvernement persiste

Le porte-parole du gouvernement, Samir Dilou, a affirmé que le gouvernement tunisien ne reviendrait pas sur sa décision de renvoyer l’ambassadeur syrien, la qualifiant de « décision définitive » et rappelant que les décisions prises par la Tunisie étaient souveraines.
 Concernant le sort de la communauté tunisienne en Syrie, Samir Dilou a estimé que les décisions diplomatiques ne pouvaient être influencées par la présence de ressortissants ou de prisonniers tunisiens à l’étranger.
 Du côté de la présidence, son porte-parole, Adnène Moncer, a déclaré lors d’une intervention sur la chaine de télévision nationale Une, que « la décision d’expulser l’ambassadeur syrien [était] dans les prérogatives de la présidence et du gouvernement, et non pas dans celles de l’Assemblée constituante ».
 Cette décision est survenue, selon lui, après avoir utilisé tous les moyens diplomatiques nécessaires pour condamner les violences en Syrie.
Le porte-parole a également affirmé que cette décision s’était faite après des consultations avec les partis politiques.
Il s’est interrogé sur les réactions de certains partis, appelant à consulter le texte organisant les pouvoirs publics, qui donne ces prérogatives au président sans passer par l’assemblée.
 Concernant la communauté tunisienne restée sur place, le porte-parole a critiqué que les médias aient exagéré le nombre de Tunisiens restés en Syrie, affirmant que seuls les Tunisien(ne)s mariés à des Syrien(ne)s étaient restés là-bas.
 Rappelons que la décision prise par la présidence d’expulser l’ambassadeur syrien avait suscité beaucoup d’interrogations au sein de la classe politique tunisienne. La dernière réaction en date étant celle de Abdelfattah Moro, qui estimait que cette décision était contraire aux protocoles diplomatiques.
 Il a affirmé également que les autorités tunisiennes n’avaient pas réfléchi aux conséquences économiques de cette expulsion, du côté de la Syrie mais aussi de ses alliés.

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