Appel à la défense de la liberté d'expression et d'information

Une centaine de Tunisiens parmi lesquels des journalistes ont lancé jeudi un "comité national de défense de la liberté d'expression et d'information" dénonçant "une grave détérioration" et "une mainmise du pouvoir" sur ce secteur.
Une centaine de Tunisiens parmi lesquels des journalistes ont lancé jeudi un "comité national de défense de la liberté d'expression et d'information" dénonçant "une grave détérioration" et "une mainmise du pouvoir" sur ce secteur.
Les autorités ont démenti des "affirmations mensongères et trompeuses", nié toute entrave à la liberté de la presse, et affirmé que ce comité était illégal.
Dans une déclaration distribuée à la presse, 100 journalistes, opposants, féministes et défenseurs des droits de l'Homme déplorent "une grave détérioration des libertés de presse" et affirment que "l'information publique et privée est soumise aux directives et à la mainmise du gouvernement".
Les signataires décrivent un monopole de fait de l'Etat sur le secteur audiovisuel et dénoncent la censure des médias électroniques indépendants, ainsi que des "tracasseries policières et judicaires" contre leurs auteurs. Ils font état notamment d'"emprisonnements, agressions, poursuites contre les journaux, saisies et entraves à leur publication et à leur distribution". Ils accusent le pouvoir d'avoir orchestré "un coup de force" contre le Syndicat national des journalistes, en prélude aux élections générales d'octobre dernier, et font état d'un "durcissement de sa campagne de presse contre les opposants qualifiés de traîtres à la nation".
A travers leur comité, les signataires visent à faire "libérer les journalistes emprisonnés", à "lever les entraves imposées aux journaux indépendants et d'opposition" et faire cesser les "campagnes de dénigrement contre les journalistes, opposants et militants des droits de l'Homme". Ils demandent notamment au pouvoir de permettre au Syndicat national des journalistes de tenir son congrès "en toute indépendance" et réclament une révision rapide des "lois limitant les libertés d'opinion, d'expression et de réunion".

Les autorités ont rejeté les exigences des signataires et affirmé que leur comité n'avait "aucune existence légale pour se poser en tuteur des journalistes qui ont leurs représentants démocratiquement élus". Dans un communiqué transmis à l'AFP, le gouvernement dément toute entrave à la liberté de la presse. "Cette liberté est garantie par la loi et constitue une réalité palpable à travers la publication régulière de leurs journaux par tous les partis politiques", est-il indiqué. Il ajoute que les partis d'opposition "s'expriment en toute liberté" et affirme qu'"avec l'appui de l'Etat, la presse a connu ces dernières années une évolution continue au plan de sa diversité". Assurant qu'il "n'existe pas en Tunisie de journalistes emprisonnés pour leur travail ou leurs opinions", le gouvernement estime que Taoufik Ben Brik et Zouhair Makhlouf ont été condamnés à la prison dans des "affaires de droit commun n'ayant aucun lien avec la liberté de la presse".

Les commentaires sont la propriété de leurs auteurs. Nous ne sommes pas responsables de leurs contenus !






Tribune

Veut-on escamoter la justice transitionnelle?

Alors que le gouvernement tunisien s’est engagé à élaborer une Loi sur la Justice transitionnelle courant 2012, le ministère du même nom en est encore à débuter les consultations. Quant à son projet de Loi sur la Réparation, il pourrait bien escamoter le véritable processus de recherche de vérité. Bilan des avancées réalisées… et des reculs encore à craindre.

L’éducation passée au crible de l’ONU

« Bien, mais peut mieux faire », a noté le rapporteur spécial des Nations-Unies en marge de la copie de l’élève Tunisie. L’occasion de faire un état des lieux de l’éducation. « Les libertés académiques ont souffert ces derniers mois en Tunisie », estime Kishore Singh, le rapporteur spécial de l’ONU sur le droit à l’éducation, qui a tenu une conférence de presse le 9 mai. « Au nom d’un certain...

HRW pointe les failles de la justice tunisienne face aux crimes graves

L’ONG revient sur le premier procès pour torture du pays, le 12 avril, qui a accouché d’un verdict calamiteux.  Elle démontre point par point les réformes nécessaires pour les procès à venir.

LETTRE OUVERTE A MONSIEUR LE PREMIER MINISTRE

   MONSIEUR HAMADI JEBALI        

Calendrier

Mai 2012
  1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
13
14
15
16
17
18
19
20
21
22
23
24
25
26
27
28
29
30
31
 
Aucun évènement aujourd'hui.

Liens connexes

Vote article

Score estimé: 0
Vote(s): 0

Prenez une seconde pour voter pour cet article:
Excellent
Très bien
Bien
Moyen
Mauvais

Tous les logos et les marques présentes sur ce site appartiennent à leurs propriétaires respectifs.
Des détails sur les copyrights et les modules installés peuvent être trouvés Ici.
Les commentaires, les articles et le contenu sont quand à eux sous la responsabilité de leurs rédacteurs.
© 2009 - 2012 by Radio Kalima -Tunisie
Vous pouvez syndiquer le contenu de ce site : Flux-RSS/RDF.