A ceux qui s’inquiètent (pour l’avenir)...

Autant qu’a ceux qui délirent (sur leur avenir)… !

Ce peuple, dont le niveau de conscience, laisse la majorité de l’élite de tout bord, dans un état persistant d’incrédulité, viens de témoigner à l’occasion des nominations de gouverneurs, d’une puissance de réactivité qui devrait rassurer tout ceux qui s’inquiètent sur le devenir  de la révolution. Même si cette inquiétude est fondée au sujet du  gouvernement de transition, qui demeure marqué, de part sa composition autant que son efficience, par un isolement qui participe au maintient d’un flottement, qui laisse la porte ouverte aux récalcitrants de l’ancien régime pour des tentatives de déstabilisations, ou de détournement du mouvement révolutionnaire vers un mouvement revendicatifs (avec la complicité de Hauts cadres de l’UGTT).

Qu’un certain gentilhomme du gouvernement provisoire en arrive à ignorer les prérogatives très limités que lui octroi son statut de ministre transitoire des affaires étrangères, et qui se croit autorisé à outrepasser la volonté du peuple( en faisant à Mme Aliot M un cadeau politique inespéré, doublé de l’outrecuidance de s’élancer -lors d’une déclaration- dans une analyse de ‘’philosophie politique’’, dans laquelle il  rejette le qualificatif révolutionnaire pour caractériser ce moment historique), au nom de la ‘’bonne l’intelligence de son intérêt’’, ne peut que laminer le capital de crédibilité, déjà largement entamé.

Mu par un pragmatisme inintelligible, le gouvernement s’engage dans le remplacement des gouverneurs sans aucune consultation, avec une obstination à remettre en selle d’anciens mafieux qui ont été immédiatement reconnu, et énergiquement rejetés  dans plusieurs gouvernorats. L’épreuve grisante du pouvoir semble avoir fait perde la mesure des urgences et des priorités, à plus d’un ministre qui comptaient dans le réservoir de ce qui semblait plus proche du citoyen que des ‘’apparatchiks’’ de l’ancien régime ; et qui auraient dû -en tant qu’opposant ou indépendants- jouer le rôle de moteur dans le gouvernement actuel, et non celui de futurs candidats aux prochaines éléctions ; confirmant cet adage : ‘’c’est dans l’exercice du pouvoir que les personnalités se révèlent’’ ! C’est de celui qui était inattendu (le ministre de l’intérieur) que la voix la moins éloignée du peuple s’est faite entendre, et qui s’est matérialisée par l’annonce de la suspension de toute activité du parti-état (RCD) que le peuple n’a eu de cesse de réclamer, et qui comptait parmi les urgences pour la sécurité du pays.

Par-delà les hésitations et la cacophonie qui règne dans ce gouvernement, la stratégie adoptée pour la gestion de cette période transitoire critique, reste incohérente sur au moins deux volets préoccupants: celui de la sécurité, et celui de la justice.

La confiance du peuple que doit  impérativement obtenir ce gouvernement par des mesures énergiques, est une nécessité pour  la cohésion de la société dans cette phase aussi pénible qu’indispensable de notre histoire, afin de consolider la sécurité et permettre la reprise urgente d’une dynamique de construction de l’état démocratique, qui passe par  l’exigence de la reprise du travail, dans tous les secteurs d’activités du pays.

 Le limogeage des hauts cadres mafieux du ministère de l’intérieur qui représentait une urgence, n’a pas été accompagnée de mesures de poursuite judiciaires susceptible de démarrer (par les donnés de l’instruction) le processus d’épuration des ramifications de cette monstrueuse machine de répression, en vue de neutraliser toutes velléités ou action potentielle de la part des commanditaires de ces bandes organisés, et qui continuent à jouir d’une marge de manœuvre, en l’absence de  cette mesure à caractère curatif et dissuasif ; Ce qui a contribué au maintient de manifestations de violences et d’actes de vandalismes organisés dans plusieurs villes du pays.

L’appareil judiciaire reste gangréné par des magistrats véreux particulièrement au niveau du corps des magistrats de l’instruction ou du siège, qui sont la clé décisive pour cette étape de stabilisation du pays ! Et ce, malgré une liste certifiée de nom dont la compromission est établi depuis longtemps et qui traine sur la table du ministre de la justice, sans que des mesures de suspension ne soient prises à leur encontre, pour initier l’assainissement de la justice, pour que celle-ci puisse jouer le rôle décisif, qui lui revient. Les avocats ayant déjà témoigné de leur disposition à mettre au service de la magistrature (à titre temporaires), une centaine d’avocats expérimentés pour combler immédiatement le déficit qui serait occasionné par ce nettoyage indispensable, et offrirait à la magistrature les moyens d’assurer la réussite de cette phase transitoire par une dynamique constructive de l’état de droit.

Malgré la bonne volonté du ministre de l’intérieur, il apparait clairement qu’en l’absence d’un comité national qui servirait de canalisation et de contrôle de l’action gouvernementale, autant que de relais entre le centre de décision et le peuple, l’action du ministre reste tributaire de vieux reflexes d’appareil, y compris pour la nomination des compétences aux postes sensibles.

Le détournement des nobles aspirations de la révolution tunisienne, vers des revendications sectorielles ou salariales largement relayés par les médias a, durant les derniers jours, parasité le débat national et détourné l’attention des priorités révolutionnaires, menaçant autant la révolution que l’économie tunisienne d’un effritement, qui compromettrai le puissant potentiel de reconstruction politique et économique du pays ; avec l’objectif manifeste de porter atteinte au capital de respect et de sympathie internationale, dont jouit notre pays ! Cette manœuvre misérable ne peut qu’être le fait de forces encore agissantes de l’ancien régime, connectées à des parties influentes étrangères régionales et internationales, qui ont tout intérêt à faire avorter la révolution tunisienne, qui fait trembler plus d’une oligarchie…

Quelles mesures adopter pour connecter au plus vite, les centres de décision avec chaque parcelle du territoire, et les  canaliser vers les objectifs fondamentaux de la révolution ? (Sachant que la mise en place du conseil national présidé par Si Ahmed Mestiri bute contre les calculs partisans ou les manœuvre de certains dirigeants compromis  de L’UGTT).

Selon Quelles modalités et dans  quelles type de structures  doit on  envisager l’obligatoire participation citoyenne dans toutes les tâches, au premier rang desquelles le maintien  de l’ordre et la préservation du capital humain, matériel et logistique dans chaque quartier, village ou ville, indispensable au redéploiement de l’activité économique? Ou Faut il  abandonné cette tache à ceux qui ne pourront s’en acquitter pour des raisons de convictions, d’effectif ou de manque de pertinence?

Le destin de la Tunisie ne doit être abandonné ni au gouvernement ni aux partis, ni aux élites, ni aux corps constitués, mais doit les intégrer sans exception, dans une cohérence qu’il faut être capable de réinventer, en adéquation avec les exigences de l’étape historique actuelle, sans crainte ni attentisme, pour oser réaliser le plus beau rêve aujourd’hui permis : fonder un état qui consacrera la dignité et la justice pour tout citoyen, autorisant tous les espoirs… et bravant tous les défis!

Dr Lamjed Bensedrine
Le 10/02/2011

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  1. Fathi *  a écrit le 10.03.2011 15:51

    Rafaâ BEN ACHOUR qui est membre de la Commission sur la Réforme politique présidée par son frère Yadh BEN ACHOUR, vient d’être désigné par le Premier Ministre tunisien Béji Kaid-ESSEBSI comme Ministre délégué auprès du Premier Ministre dans la 3ème et récente composition du Gouvernement tunisien.
    Ce qui confirme que la Commission sur la Réforme politique n’est pas une création pour répondre à l’appel du peuple tunisien ni à sa révolution du 14 janvier 2011.


  2. *  a écrit le 25.02.2011 12:59

    Titre : le recyclage du parti politique tunisien : le R.C.D. dans l'avenir politique en Tunisie, après la révolution du 14 janvier 2011..


    La dissoution prochaine du parti politique tunisien le R.C.D. a été programmée des le 17 janvier 2011 afin de permettre aux adhérents du R.C.D. dont le nombre avoisine les 2 Millions, de se converir en adhérant dans les nouveaux partis politiques nouvellement crées et dont certains ont été légalisés en janvier et février 2011.
    Aujourd'hui, si l'Ex-Président dictateur est parti, il n'en demeure pas moins que son idéologie politique continue à fonctionner encore à travers tous les militants et les conseillers du R.C.D. dont certains sont de nos jours très influents tels que certains enseigants universitaires particulièrement ceux du Droit Public, certains Avocats d'appartenance R.C.D., certains syndicalistes R.C.D., certains médecins, Commissaire de police, etc...
    Depuis le 14 janvier 2011, la tendance de Mohamed GHANNOUCHI de Fouad M'BAZZAA ainsi que du bureau politique du R.C.D. est de créer de nouveaux partis politiques pour permettre à ces 2 millions d'adhérents du R.C.D. de pouvoir se recycler en s'infiltrant par la voix de l'adhésion dans ces nouveaux partis politiques. Ainsi, ces 2 millions d'adhérents vont progressivement récupérer ces nouveaux partis politiques en leur imposant progressivement leur idéologie politique bénaliste tout en se déguisant à travers de nouveaux habits... Ces nouveaux partis politiques tunisiens qui seront récupérés par l'idéologie bénaliste par le biais des adhérents du R.C.D. vont tendre vers la politique de la coalition des partis politiques lors des élections prochaines en tunisie, présidentielles, législatives et municipales pour défendre et préserver leur idéal politique.
    C'est dans ce cadre d'ailleurs que dès le 17 janvier 2011, le Premier ministre Mohamed GHANNOUCHI avait affirmé que l’ensemble des partis politiques anciens et en cours de création seront reconnus en Tunisie. Toutefois, pour être légalisés, ils doivent déposer une demande d’agrément auprès du Ministère de l’intérieur tunisien et recevoir de ce Ministère l’Agrément d’activité. La légalisation des partis politiques sous le Gouvernement de Mohamed GHANNOUCHI a rejeté de facto le Parti islamique d’ENNAHDHA de Rached GHANNOUCHI et du Parti du Congrès pour la République (C.P.R.) de Moncef MARZOUGUI en raison du fait que ces deux Partis n’ont pas voulu reconnaître la légitimité du Premier Ministre tunisien GHANNOUCHI et son Président par intérim F.M’BAZZAA. Pour ENNAHDHA, malgré les assouplissements donnés par Rached GHANNOUCHI à l’égard du nouveau Gouvernement de Mohamed GHANNOUCHI, la consigne a été donnée pour lui refuser tout agrément !
    Une consigne a été arrêtée secrètement par le bureau politique et les Membres du Comité Central du R.C.D. et reprise par le Gouvernement actuel de Mohamed GHANNOUCHI est de procéder à la légalisation de nouveaux partis politiques en majorité centristes ou de gauches ou des nationalis pro-arabe, se proclamant d’une laïcité anti-islamique allant à l’encontre du parti «ENNAHDHA ». Aujourd’hui, environ 18 partis politiques tunisiens ont été crées et un grand nombre parmi eux a été légalisé : ce qui constitue une inflation de Partis politiques laissant croire à une véritable démocratie en Tunisie. Mais en réalité, ces nouveaux Partis politiques ont été crées pour recueillir les anciens militants du R.C.D. qui vont se convertir en raison de la dissolution prochaine du Parti du R.C.D. On assiste en Tunisie à une inflation de partis politiques nouvellement constitués dont le nombre dépasse le nombre des partis politiques en France !
    Voici le paysage actuel des partis politiques en Tunisie :
    1- : Les partis politiques légalisés au temps du règne de BEN ALI et qui ont par le passé soutenu le régime de BEN ALI et qui continuent aujourd’hui à siéger dans la Chambre des Députés et dans la chambre des Conseillers sont les suivants : le R.C.D., le Mouvement des Démocrates Socialistes, le Parti de l’Unité Populaire, le Parti d’Unio

  3. Mounir BEN AICHA *  a écrit le 11.02.2011 11:27

    Auteur : Mounir BEN AICHA.


    Titre : Commission Nationale Supérieure de la Réforme : ces enseignants de Droit qui ont retourné leur veste.


    Le 28 janvier dernier, Mr Yadh ACHOUR avait désigné le 28 janvier 2011 les Membres de la Commission Nationale Supérieure de la Reforme qui a été chargée à travers la nouvelle composition du Premier Ministre Ghannouchi du 27 janvier dernier, d’élaborer des projets de lois visant la modification de l’ensemble de la législation du Régime de Ben Ali et d’entreprendre l’élaboration d’un projet de Constitution tunisienne.


    Depuis quelques semaines, Yadh ACHOUR avait affirmé qu’il écarterait de la composition de sa Commission les personnes qui ont soutenu Ben Ali à se présenter en 2014, ainsi que les personnes qui ont participé sous l’époque de Ben Ali à la modification de la Constitution tunisienne ou à la rédaction de certains textes législatifs.


    Malheureusement ,M.Yadh ACHOUR n’a pas tenu du tout ses promesses puisque les Membres de sa Commission sur la Reforme qu’il vient de désigner, sont d’emblée des personnalités complices du Régime de BEN ALI, en majorité des Professeurs de Droit qui enseignent, soit à l’Université de Droit et des Sciences Politiques de Tunis, soit à la Faculté des Sciences Juridiques, Politiques et Sociales de Tunis.


    On relève parmi les Enseignants de Droit Public qui enseignent à la Faculté des Sciences Juridiques, Politiques et Sociales de Tunis et qui font partie de la Commission de la Reforme ,les membres suivants :


    1.Mohamed Salah BEN AISSA, Professeur de Droit Public,
    2.Slim LAGHMANI, Professeur de Droit Public,
    3.Ghazi GHRAIRI, Professeur de Droit Public
    4.Hafidha CHAKIR, Maitre de Conférence de Droit Public,
    5.Mounir SNOUSSI, Maître de Conférence de Droit Public
    Egalement, on relève les Enseignants de Droit Public qui enseignent à l’Université de Droit et de Sciences Politiques de Tunis et qui font également partie de la Commission de la Réforme , les Membres suivants :


    1.Farhat HORCHANI, Professeur de Droit Public,
    2.Moustapha ben LATAIEF, professeur de Droit Public,
    3.Mohamed Chafik SARSAR, Maître de Conférence de Droit Public,
    A ces 8 Membres qui sont des Enseignants de Droit à Tunis, il convient d’ajouter :


    1.Mohamed Ridha JENAYEH, Professeur à la Faculté de Droit de SOUSSE,
    2.Asma Nouiri, Maître Assistante de Doit Public Faculté de Droit des Sciences juridiques de Jendouba
    Egalement Sadok MARZOUK, un Avocat près la Cour de Cassation fait partie de ces Membres de la Commission de Reforme.


    Deux autres Membres seront désignés par le Ministère de la Justice provenant du Conseil d’Etat et de l’Administration judiciaire.


    En tout, la Commission Nationale Supérieure de Reforme Présidée par Yadh ACHOUR comprendrait 12 Membres dont un Membre est nommé Porte-Parole de la Commission, en l’occurrence Ghazi GRAIRI.


    On remarque que la majorité des Membres proviennent de l’Université de Tunis.


    Il n’est pas sans souligner, le rôle que ces Enseignants de Droit ont excercé sous le régime de Ben Ali dans la révision de la Constitution tunisienne en 2002. D’autre part, la relation qui existe entre ces Enseignants font qu’ils se connaissent très bien et sont politiquement engagés depuis 1987 jusqu’à la chute de Ben Ali dans la même ligne politique dans la défense du régime de BEN ALI !


    Les Enseignants de Droit Public qui enseignent à la Faculté des Sciences juridiques, politiques et sociales de Tunis ont été longtemps considérés par BEN ALI comme son élite intellectuelle, puisqu’ils ont été regroupés à enseigner dans l’Université du 7 novembre, que le Président BEN ALI avait en toute pièce créée le 13 novembre 1987, par la loi N° 83-87 et qui est devenue en 2000, l’université du 7 Novembre de Carthage mais qui a changé d’appellation le 22 janvier 2011 pour devenir l’université de Carthage.


    En effet, c’est dans cette Université du 7 Novembre que les inte





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